Les pétitions · déposées en 2023 · n°1319
Pétition pour la dissolution de la BRAV-M
La décision de la commission
Voici ce que le jeu de données ouvert de l'Assemblée nationale consacre au sort de cette pétition. Rien n'est reformulé ni résumé ; seules les apostrophes typographiques et les espaces multiples sont normalisés, pour que deux libellés identiques à l'œil ne comptent pas pour deux. Un champ vide est affiché vide.
Le champ prévu pour motiver la décision est resté entièrement vide.Champ « décision de la commission » du fichier officiel.
Ce que le compte rendu de la commission indique
Le fichier de données n'est pas la seule trace publique. Le compte rendu de la réunion du 5 avr. 2023, publié par l'Assemblée nationale, énonce la décision en ces termes.
La commission adopte successivement les propositions de classement des pétitions nos 1319 et 1373.Compte rendu CRCANR5L16S2023PO59051N049, phrase reproduite intégralement — lire le compte rendu intégral.
La décision existe, le fichier n'en dit rien. La commission s'est prononcée et l'a écrit dans son compte rendu. Le fichier que l'Assemblée publie en données ouvertes, lui, laisse le champ vide : qui s'y fie ne peut pas savoir ce qui a été décidé.
Ce que nous constatons
- Le champ de décision du fichier est vide : le fichier ne donne pas de motif.
- A dépassé 10 000 signatures. Le seuil de classement d'office varie selon la commission, et le fichier ne l'énonce pas pour cette pétition.
- Le recueil des signatures est terminé depuis le 9 juin 2024.
- Le recueil s'est arrêté le même jour que des centaines d'autres pétitions, et non à une échéance qui lui soit propre. Nous constatons ce regroupement sans en affirmer la cause.
Classée sans décision publiée. Le jeu de données officiel prévoit un champ pour motiver le classement d'une pétition : pour celle-ci, il est resté vide. Le compte rendu de la commission, lui, énonce la décision : elle a donc bien été prise, et rendue publique ailleurs que dans le fichier réutilisable. Voir toutes les pétitions concernées.
Ce que la commission a fait
Ces étapes ne sont pas des déductions de notre part : la commission a désigné cette pétition elle-même, par son numéro ou par son titre, à son ordre du jour ou dans le compte rendu de sa réunion. Chaque étape indique laquelle des trois, avec le texte officiel intégral.
- 5 avr. 2023Décision sur son classementLe compte rendu de la réunion cite le numéro de la pétition
La commission adopte successivement les propositions de classement des pétitions nos 1319 et 1373.Phrase du compte rendu de la réunion, reproduite intégralement.
Texte officiel
Décision, en application de l’article 148 alinéa 3 du Règlement, sur les pétitions renvoyées à la commission;
Compte rendu de la réunion : CRCANR5L16S2023PO59051N049 Lire le compte rendu →
Texte de la pétition
La répression policière qui s'abat sur notre pays doit conduire à remettre à l'ordre du jour l'impératif démantèlement de la BRAV-M. Le pays étouffe de témoignages d'exactions violentes et brutales commises par ces brigades motorisées à l'encontre des manifestants qui tentent de faire entendre leur opposition à un projet de régression sociale. Ces témoignages circulent dans le monde entier, interpellent la communauté internationale et entachent l'image de notre pays. Ils font état d'un emploi disproportionné et arbitraire de la force et en contrariété avec le schéma national de maintien de l'ordre. Brigade créée en mars 2019 sous l'impulsion du préfet Lallement pour bâillonner le mouvement des Gilets Jaunes, elle est devenue l'un des symboles de la violence policière. Loin d'assurer un retour à l'apaisement, son action participe de l'augmentation des tensions, y compris à l'encontre des forces de l'ordre. Aussi, son mode d'intervention évoque le souvenir des voltigeurs, des duos de policiers montés sur une moto pour disperser les manifestants, brigade dissoute en 1986 après l'assassinat de Malik Oussekine, roué de coups par trois voltigeurs en marge de contestations étudiantes. Le droit de manifester convoque des droits fondamentaux garantis par notre corpus constitutionnel : la libre communication des pensées et des opinions, la liberté d'aller et venir ou encore la liberté de réunion et d'association. Il nous incombe de les préserver et de nous opposer à tout usage excessif de la force qui viendrait les entraver.Nous sommes du côté de la colère sociale des manifestants et non de celui du flash-ball, des grenades, des matraques et des nasses. Nous demandons la dissolution de la BRAV-M. Stoppons le massacre.
Texte republié intégralement depuis le jeu de données ouvert des pétitions (Licence Ouverte 2.0). La pétition reste consultable sur la plateforme officielle de l'Assemblée nationale.
Données extraites du fichier officiel de data.gouv.fr, calculées le 12 oct. 2026. Notre méthode, nos règles et leurs limites sont détaillées sur la page méthodologie.