Les pétitions · déposées en 2023 · n°1835
Pour l'arrêt du nettoyage de la voirie française à l'eau issue du réseau d'eau potable
La décision de la commission
Voici ce que le jeu de données ouvert de l'Assemblée nationale consacre au sort de cette pétition. Rien n'est reformulé ni résumé ; seules les apostrophes typographiques et les espaces multiples sont normalisés, pour que deux libellés identiques à l'œil ne comptent pas pour deux. Un champ vide est affiché vide.
Le champ prévu pour motiver la décision est resté entièrement vide.Champ « décision de la commission » du fichier officiel.
Ce que nous constatons
- Le champ de décision du fichier est vide : le fichier ne donne pas de motif.
- N'a pas dépassé 10 000 signatures. Le seuil de classement d'office varie selon la commission, et le fichier ne l'énonce pas pour cette pétition.
- Le recueil des signatures est terminé depuis le 9 juin 2024.
- Le recueil s'est arrêté le même jour que des centaines d'autres pétitions, et non à une échéance qui lui soit propre. Nous constatons ce regroupement sans en affirmer la cause.
Classée sans décision publiée. Le jeu de données officiel prévoit un champ pour motiver le classement d'une pétition : pour celle-ci, il est resté vide. Nous constatons une absence, nous n'en déduisons rien — nous ignorons si une décision a été prise sans être rendue publique, ou si aucune ne l'a été. Voir toutes les pétitions concernées.
Texte de la pétition
Des centaines, voire des milliers de communes sur les presque 35 000 que compte la France, nettoient aujourd'hui leur voirie (trottoirs, rues, escaliers, etc.) avec de l'eau.Cela représente quelques milliers de kilomètres de goudron, bitume, asphalte, béton, etc.À titre d'ordre de grandeur, il y a rien qu'à Paris* près de 3000 km de trottoirs et plus de 1500 km de rues. La métropole de Lyon* entretient environ 8 millions de m2 de trottoirs et près de 3000 km de voies*. Dans les villes moyennes, ces distances se chiffrent plutôt en centaines de kilomètres.Les lavages ont lieu généralement chaque semaine, sans compter les lendemains d'évènements (festivals, fêtes diverses, autres rassemblements). Ils se font fréquemment au camion-balai, de plus en souvent à la laveuse avec jet d'eau haute pression, parfois les deux à la fois. À en croire les sites spécialisés, le débit minimum de ces engins se situe autour des 10 litres par minute, mais atteint facilement les 75 litres par minute, voire plus. Certains prévoient même la récupération d'eau, en option.L'entretien de la voirie par les mairies est une obligation, par contre son lavage ne l'est pas. Il ne s'agit pas d'eau qui va nourrir le sol et les nappes phréatiques, mais presque toujours d'eau qui va ruisseler sur des sols artificialisés et très imperméables. On peut commencer à parler de gaspillage et plus encore quand il s'agit d'eau potable. En effet, à l'exception de Paris, où c'est le réseau d'eau non potable qui est utilisé, la plupart des autres communes utilisent de l'eau potable pour ces lavages.On peut raisonnablement estimer que ce gaspillage d'eau hebdomadaire en France, essentiellement d'eau potable donc, se chiffre en millions de litres. Si on considère — hypothèse très basse — une petite consommation d'un million de litres hebdomadaire, cela représente annuellement plus de 50 millions de litres d'eau.... pour laver du goudron, bitume, asphalte, béton, etc.(1 million de litres consommés à raison de 10 litres par minute, le minimum apparemment, cela fait chaque semaine presque 1700 heures de lavages pour toute la voirie française, soit une moyenne d'environ 3 minutes par ville. On peut raisonnablement supposer qu'on est bien au-dessus).Tandis qu'il ne pleut plus, que la sécheresse devient banale, que les restrictions d'eau ont lieu dès le printemps et sans doute dans peu de temps toute l'année, que des villages sont d'ores et déjà alimentés par camions-citernes, que nombre de cours d'eau sont à sec ou pas loin de l'être, qu'on demande aux cultivateurs — même à ceux qui ne font pas de l'intensif — de ne plus arroser leurs cultures et aux jardiniers amateurs de ne plus arroser leur jardin, comment peut-on continuer comme cela ? L'eau est, comme prévu depuis longtemps, devenue une ressource trop précieuse.En termes de clarté, combien de communes déclarent les volumes d'eau utilisés pour la voirie ? Une étude serait utile. Certaines villes font des expérimentations pour récupérer les eaux de pluie par exemple, quand il pleut en tout cas, mais c'est encore de l'eau destinée au ruissellement. Nous sommes arrivés à un point de non-retour sur le plan environnemental où il n'est plus permis de continuer ainsi. D'autres solutions doivent être étudiées et le lavage des rues à l'eau abandonné très rapidement .* source : les sites de la ville de Paris et celui du grand Lyon.
Texte republié intégralement depuis le jeu de données ouvert des pétitions (Licence Ouverte 2.0). La pétition reste consultable sur la plateforme officielle de l'Assemblée nationale.
Données extraites du fichier officiel de data.gouv.fr, calculées le 12 oct. 2026. Notre méthode, nos règles et leurs limites sont détaillées sur la page méthodologie.