Les pétitions · déposées en 2025 · n°3038
Santé, science, nature : stop à la Loi Duplomb et aux conflits d'intérêts
La décision de la commission
Voici ce que le jeu de données ouvert de l'Assemblée nationale consacre au sort de cette pétition. Rien n'est reformulé ni résumé ; seules les apostrophes typographiques et les espaces multiples sont normalisés, pour que deux libellés identiques à l'œil ne comptent pas pour deux. Un champ vide est affiché vide.
Le champ prévu pour motiver la décision est resté entièrement vide.Champ « décision de la commission » du fichier officiel.
Ce que nous constatons
- N'a pas dépassé 10 000 signatures. Le seuil de classement d'office varie selon la commission, et le fichier ne l'énonce pas pour cette pétition.
- Le recueil des signatures court jusqu'au 19 juin 2029.
Texte de la pétition
NON à la Loi DuplombJe m'appelle Nicolas Camps. Je suis diplômé d'un BTSA Gestion et Protection de la Nature et ostéopathe certifié. J'ai été référent externe pour l'hôpital de Dax, au contact direct des pathologies chroniques et inflammatoires. Mon parcours m'a permis d'approfondir les liens entre environnement, santé humaine et régulation biologique, notamment à travers le rôle du stress oxydatif, de la proprioception, des récepteurs nerveux et des fascias dans les mécanismes de l'inflammation et de la mémoire corporelle. Aujourd'hui, je consacre mon temps à redonner une valeur réelle au vivant, en agissant pour une cohérence écologique, économique et sanitaire.Le 8 juillet 2025, l'Assemblée nationale a voté la Loi Duplomb, qui autorise de nouveau plusieurs pesticides interdits. Cette loi affaiblit les contrôles, contourne le principe de précaution, place l'ANSES sous tutelle politique, et expose les citoyens en particulier les enfants à des molécules neurotoxiques, reprotoxiques et perturbatrices endocriniennes.Ce que cette loi autorise- La réintroduction dérogatoire de substances interdites : acétamipride, sulfoxaflor, flupyradifurone - Une clause de renouvellement illimitée, sans garantie sanitaire - La réduction des contrôles sur les mégabassines et les élevages intensifs - La mise sous tutelle politique de l'ANSES, en violation de son indépendance scientifiqueCe que la recherche scientifique établit- L'acétamipride traverse le placenta et s'accumule dans le cerveau fœtal - L'EFSA a abaissé sa dose journalière admissible par cinq en mai 2024 - Le CNRS, l'INSERM et 1 279 chercheurs alertent sur ses effets neurodéveloppementaux, épigénétiques et multigénérationnels - Les autres substances réintroduites présentent des risques similaires : reprotoxicité, perturbation endocrinienne, toxicité chroniqueCe que nous refusonsQue les citoyens paient les conséquences d'un modèle toxique :- Les coûts de dépollution de l'eau, des sols et de l'air - Les soins liés aux pathologies environnementales : cancers, troubles neurologiques, maladies chroniques - L'effondrement de la biodiversité, en particulier des pollinisateurs et des espèces sentinelles - L'aggravation de la crise climatique par des pratiques agricoles dépendantes aux intrants chimiques - La perte de résilience des territoires face aux risques sanitaires et écologiques Pendant que les groupes industriels enregistrent les profits, ce sont les contribuables qui assument les conséquences sanitaires, écologiques et budgétaires.Ce que nous exigeons- L'abrogation immédiate de la Loi Duplomb et du décret 2025-629 - Le rétablissement de l'indépendance scientifique des agences sanitaires - Une enquête parlementaire sur les conflits d'intérêts et les pressions réglementaires - La réintégration contraignante du principe de précaution dans le droit français - Un soutien structuré et prioritaire à l'agroécologie et à la santé environnementalePourquoi je signeParce que mes enfants n'ont pas à naître contaminés. Parce que la science ne doit pas être muselée. Parce que l'argent public ne doit pas financer la toxicité industrielle. Parce que la République ne peut légaliser ce que la recherche conteste. Parce que ce n'est pas aux citoyens de payer les dégâts d'un modèle qu'ils n'ont pas choisi.Je signe pour que la cohérence, la santé et l'intégrité retrouvent leur place dans la loi.
Texte republié intégralement depuis le jeu de données ouvert des pétitions (Licence Ouverte 2.0). La pétition reste consultable sur la plateforme officielle de l'Assemblée nationale.
Données extraites du fichier officiel de data.gouv.fr, calculées le 12 oct. 2026. Notre méthode, nos règles et leurs limites sont détaillées sur la page méthodologie.