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Les pétitions · déposées en 2025 · n°3261

Faire de la journée internationale des droits des femmes un jour férié

Classée d'office (seuil non atteint)118 soutiensCommission des affaires socialesdéposée le 21 juil. 2025

La décision de la commission

Voici ce que le jeu de données ouvert de l'Assemblée nationale consacre au sort de cette pétition. Rien n'est reformulé ni résumé ; seules les apostrophes typographiques et les espaces multiples sont normalisés, pour que deux libellés identiques à l'œil ne comptent pas pour deux. Un champ vide est affiché vide.

Conformément à la décision prise par le bureau de la Commission des affaires sociales lors de sa réunion du 20 juillet 2024, toute pétition n'ayant pas recueilli plus de dix mille signatures dans un délai de six mois après son dépôt fait l'objet d'un classement d'office.Champ « décision de la commission », reproduit intégralement.

Ce que nous constatons

  • Motif lu dans le texte de décision : classée d'office, seuil de signatures non atteint.
  • Son texte de décision énonce un seuil de 10 000 signatures dans un délai de six mois après le dépôt.
  • Le fichier lui en compte 118 au dernier import, sans dire combien elle en avait au terme de ce délai.
  • Le recueil des signatures est terminé depuis le 15 avr. 2026.
  • Le recueil s'est arrêté le même jour que des centaines d'autres pétitions, et non à une échéance qui lui soit propre. Nous constatons ce regroupement sans en affirmer la cause.

Texte de la pétition

Mesdames et messieurs les parlementaires,Alors que le gouvernement envisage de supprimer deux jours fériés, dont un célébrant un épisode important de notre Histoire, nous souhaitons la création d'un nouveau jour férié, le 8 mars, correspondant à la journée internationale des droits des femmes. Pourtant majoritaires en France par rapport aux hommes et souvent mieux diplômées d'après les données de l'INSEE, les femmes continuent de subir des écarts de salaire importants par rapport aux hommes dans le secteur privé. En 2023, seulement trois entreprises du CAC 40 comptaient une femme à leur tête. Par ailleurs, elles ne représentent que 36% des effectifs de l'Assemblée nationale, un taux en léger déclin d'après les données de Datan.Pour beaucoup de femmes, cette journée du 8 mars se limite à des messages féministes sur les réseaux socio-numériques, contrebalancés par des remarques paternalistes parmi l'entourage familial ou professionnel. Leur exploitation à des postes subalternes, ainsi que leur second emploi d'épouse et/ou mère que la société continue de légitimer malgré des décennies de lutte pour plus d'égalité, ne s'arrêtent pas lors de cette journée. De ce fait, nous proposons que le 8 mars, journée internationale des droits des femmes, devienne férié dès l'année prochaine, afin de les femmes puissent au moins profiter d'un jour de repos à cette occasion. En contrepartie, nous proposons la suppression d'un jour férié existant, le 15 août, en vertu du principe de laïcité.Le 15 août, nous célébrons l'Assomption, fête catholique commémorant la fin de la vie terrestre de la Vierge Marie. Il convient de rappeler ici que, si le catholicisme demeure la religion la plus pratiquée en France, il ne représente cependant que 29% de la population selon un rapport de l'INSEE sur la diversité religieuse datant de 2023, soit moins d'un tiers de la population du pays. À titre de comparaison, 51% de nos concitoyens se déclarent athées, selon ce même rapport.Par ailleurs, célébrer la Vierge Marie, certes figure importante de la religion catholique, soulève des questions à une époque où l'on aspire à une véritable égalité femmes-hommes. En effet, ce personnage biblique incarne un modèle de pensée qui réduit les femmes à un rôle reproductif et passif – elle est la mère du Christ et rien de plus – tout en culpabilisant la sexualité féminine – par une insistance marquée sur sa virginité. Il nous semble que cette conception archaïque des femmes devrait être combattue partout, y compris dans ses symboles les moins visibles.Par ailleurs, il serait hypocrite de ne pas mentionner le fait que les jours fériés représentent un élément important de notre calendrier, de petits instants de répit qui permettent parfois de scinder en deux une semaine de travail difficile ou de s'octroyer une sortie sur un long weekend. Ces pauses, appréciées de tous, nous permettent de nous ressourcer et parfois de contribuer à l'économie grâce au tourisme. Il nous semble donc plus opportun de placer un jour férié au début du mois de mars, plutôt qu'au milieu du mois d'août, alors que les écoliers sont en vacances et une partie des travailleurs également.Nous vous demandons, mesdames et messieurs les parlementaires, de bien vouloir examiner cette proposition.

Texte republié intégralement depuis le jeu de données ouvert des pétitions (Licence Ouverte 2.0). La pétition reste consultable sur la plateforme officielle de l'Assemblée nationale.

Données extraites du fichier officiel de data.gouv.fr, calculées le 12 oct. 2026. Notre méthode, nos règles et leurs limites sont détaillées sur la page méthodologie.