Les pétitions · déposées en 2025 · n°3577
Sortir de l'élevage intensif : pour une transition éthique et humaine
La décision de la commission
Voici ce que le jeu de données ouvert de l'Assemblée nationale consacre au sort de cette pétition. Rien n'est reformulé ni résumé ; seules les apostrophes typographiques et les espaces multiples sont normalisés, pour que deux libellés identiques à l'œil ne comptent pas pour deux. Un champ vide est affiché vide.
Le champ prévu pour motiver la décision est resté entièrement vide.Champ « décision de la commission » du fichier officiel.
Ce que nous constatons
- N'a pas dépassé 10 000 signatures. Le seuil de classement d'office varie selon la commission, et le fichier ne l'énonce pas pour cette pétition.
- Le recueil des signatures court jusqu'au 19 juin 2029.
Texte de la pétition
Cette pétition vise à demander au législateur français de mettre fin progressivement à l'élevage intensif, en interdisant les pratiques les plus cruelles (cages, mutilations, abattage sans étourdissement), en réorientant les aides publiques vers une agriculture respectueuse du vivant, et en accompagnant les éleveurs et ouvriers vers un système plus juste. Il s'agit d'un appel à construire une alimentation plus éthique, plus durable, et socialement soutenable.—Je ne mange plus de chair animale depuis plusieurs années.Pas par mode. Pas par posture. Mais parce que je ne peux plus détourner les yeux.Je ne crois pas qu'il faille que tout le monde devienne végane demain.Mais je crois que nous avons dépassé un point de non-retour :ce que nous infligeons aux animaux aujourd'hui est insoutenable.L'élevage intensif n'est pas une option.C'est un système de production qui organise la souffrance à grande échelle.Des êtres vivants traités comme des objets.Des poussins broyés vivants.Des porcelets mutilés à vif.Des vaches abattues enceintes.Des animaux qui ne verront jamais la lumière du jour.Et tout cela, souvent, avec l'argent public.🌿 Une transition est possible. Et urgente.Je ne suis pas contre les éleveurs.Certains font leur métier avec respect, soin, attention.Mais ce sont eux aussi que le système sacrifie.Les fermes industrielles les étouffent.Les marges s'effondrent. La qualité disparaît. Et la souffrance gagne.Et je ne crois pas non plus que les ouvriers d'abattoirs soient des monstres.Je pense qu'ils souffrent, eux aussi.Et qu'ils n'ont souvent pas le choix.Ce que je dénonce, c'est un système qui rend tout le monde malheureux, sauf ceux qui profitent du volume.Ce que je demande, avec toutes celles et ceux qui refusent d'être complices :🔴 Stop immédiat à :• L'ouverture de nouvelles fermes-usines• Les cages, mutilations et élevages sans accès à l'extérieur• L'abattage sans étourdissement• La standardisation industrielle qui prive les agriculteurs de tout choix éthique💸 Réorientation des fonds publics :• Aides vers les fermes à taille humaine, en plein air, bio ou paysannes• Accompagnement des éleveurs qui veulent sortir du système intensif (reconversion, formation, rachat de dettes)• Soutien aux filières végétales locales et durables• Création de circuits de transformation alternatifs : abattoirs mobiles, coopératives à taille humaine👁️ Plus de transparence, moins d'aveuglement :• Étiquetage obligatoire du mode d'élevage et du lieu/détail d'abattage• Caméras obligatoires dans tous les abattoirs, contrôlées par des instances indépendantes• Accès public aux données d'inspection, avec système d'alerte citoyenne• Liste noire des exploitations condamnées🧍♀️ Respect pour les humains aussi :• Soutien psychologique et financier aux salarié·es d'abattoirs en reconversion• Formation et embauche dans des filières agricoles à impact positif• Valorisation des métiers agricoles respectueux du vivant• Création d'un revenu de transition écologique pour les professions piégées par l'élevage intensif🥦 Préparation d'un autre futur :• Option végétarienne obligatoire dans toutes les cantines publiques• Incitations fiscales pour les alternatives végétales saines et locales• Campagnes nationales de sensibilisation sur le lien entre souffrance animale, climat et santé• Éducation à l'éthique animale dès le collègeIl y a des dizaines d'actions possibles. Voilà par où commencer :Pour les politiques :• Interdire par la loi l'élevage intensif et les pratiques de torture animale• Lancer un plan national de sortie des abattoirs industriels• Mettre en place un haut commissariat indépendant au bien-être animal• Créer un fonds de transition pour les agriculteurs volontairesPour les institutions :• Appliquer la loi : contrôler, sanctionner, fermer les exploitations fautives• Mettre à disposition des données ouvertes sur la provenance des produits animaux• Former les agents publics à la protection du vivantPour les cantines, restos, écoles, hôpitaux :• Offrir systématiquement une option végétarienne ou végétale• Éliminer les produits issus de l'élevage intensif• Travailler avec des fermes locales éthiquesPour les entreprises et marques :• Ne plus acheter ni vendre de viande issue de l'intensif• Afficher le mode d'élevage sur l'étiquetage• Financer des alternatives végétales accessiblesPour les universités, écoles, médias :• Former à la lecture critique des systèmes alimentaires• Déconstruire les récits de “tradition” ou “nécessit锕 Redonner une place au vivant dans l'imaginaire collectifEt pour nous, les citoyen·nes :• Refuser de consommer des produits issus de la cruauté• Soutenir les élevages respectueux et les produits alternatifs• Informer, partager, ouvrir les yeux de ceux qui hésitent encoreCe que je défends, ce n'est pas une idéologie.C'est un principe simple : on ne devrait pas avoir à torturer pour nourrir.Aujourd'hui, on ne peut plus dire “on ne savait pas”.Et c'est à nous, citoyennes, citoyens, de rappeler qu'un autre système est possible.Parce qu'un jour, on regardera ce que nous avons fait et on aura honte.Ou on sera fiers d'avoir dit : stop.
Texte republié intégralement depuis le jeu de données ouvert des pétitions (Licence Ouverte 2.0). La pétition reste consultable sur la plateforme officielle de l'Assemblée nationale.
Données extraites du fichier officiel de data.gouv.fr, calculées le 12 oct. 2026. Notre méthode, nos règles et leurs limites sont détaillées sur la page méthodologie.