Les pétitions · déposées en 2025 · n°4155
Pour un dépistage prénatal plus fiable : imposons le DPNI et abandonnons le tri-test
La décision de la commission
Voici ce que le jeu de données ouvert de l'Assemblée nationale consacre au sort de cette pétition. Rien n'est reformulé ni résumé ; seules les apostrophes typographiques et les espaces multiples sont normalisés, pour que deux libellés identiques à l'œil ne comptent pas pour deux. Un champ vide est affiché vide.
Conformément à la décision prise par le bureau de la Commission des affaires sociales lors de sa réunion du 20 juillet 2024, toute pétition n'ayant pas recueilli plus de dix mille signatures dans un délai de six mois après son dépôt fait l'objet d'un classement d'office.Champ « décision de la commission », reproduit intégralement.
Ce que nous constatons
- Motif lu dans le texte de décision : classée d'office, seuil de signatures non atteint.
- Son texte de décision énonce un seuil de 10 000 signatures dans un délai de six mois après le dépôt.
- Le fichier lui en compte 123 au dernier import, sans dire combien elle en avait au terme de ce délai.
- Le recueil des signatures est terminé depuis le 15 avr. 2026.
- Le recueil s'est arrêté le même jour que des centaines d'autres pétitions, et non à une échéance qui lui soit propre. Nous constatons ce regroupement sans en affirmer la cause.
Texte de la pétition
Pour un dépistage prénatal plus fiable : imposons le DPNI et supprimons le tri-test !Actuellement, le dépistage prénatal des malformations chromosomiques repose en grande partie sur le tri-test, un test statistique qui évalue le risque de trisomie. Cependant, le tri-test présente des limites importantes : 1. Fiabilité limitée : Le tri-test repose sur des probabilités et peut donner des résultats très variables. Certaines femmes ont des résultats très élevés, au-delà de 1/50, alors qu'elles n'ont aucun risque réel de trisomie. 2. Conséquences psychologiques et médicales : Un résultat de tri-test supérieur à 1/50 entraine la mise en place d'examens invasifs, comme la choriocentèse ou l'amniocentèse, qui comportent des risques de fausse couche et de complications, alors que le bébé peut être sain. 3. À l'inverse, certaines femmes ont eu un résultat supérieur à 1000. Ce qui signifie que l'enfant n'est pas porteur et pourtant ce dernier présente une trisomie à la naissance. 4. Stress inutile : L'incertitude liée au tri-test génère beaucoup de stress chez les futures mamans, ce qui n'est pas bénéfique pour la santé de la mère et du bébé.Le tri-test repose sur le dosage de deux hormones (la β-HCG libre et l'œstriol non conjugué) présentes dans le sang maternel.Le problème, c'est que ces taux varient énormément d'une femme à l'autre, selon l'âge, le poids, le tabac, ou même la simple variabilité biologique.Cette grande variabilité peut donc donner des résultats faussement alarmants ou au contraire faussement rassurants, ce qui explique la faible fiabilité du tri-test.Le DPNI (Dépistage Prenatal Non Invasif) offre une fiabilité de 99% et permet de détecter plusieurs anomalies chromosomiques sans risque pour le bébé. Il existe également une version élargie qui analyse plusieurs chromosomes. Ce test, couplé aux échographies, permet un dépistage plus sûr, sans stress inutile et sans risques d'examens invasifs.De plus, il offre une réponse plus rapide dans la grossesse, ce qui facilite la prise de décision.Pour ces raisons, nous demandons l'adoption systématique du DPNI et la suppression du tri-test, afin de garantir une grossesse plus sereine et plus sécurisée pour toutes les futures mamans.Enfin, dans le cas où il ne serait pas possible de supprimer le tri-test, il est essentiel de laisser le choix aux femmes d'opter pour le DPNI, même si leur risque est faible (par exemple 1 sur 1000), et que ce choix soit pris en charge par la Sécurité sociale.
Texte republié intégralement depuis le jeu de données ouvert des pétitions (Licence Ouverte 2.0). La pétition reste consultable sur la plateforme officielle de l'Assemblée nationale.
Données extraites du fichier officiel de data.gouv.fr, calculées le 12 oct. 2026. Notre méthode, nos règles et leurs limites sont détaillées sur la page méthodologie.