Les pétitions · déposées en 2025 · n°4187
Loi pour aider à vivre et non à mourir
La décision de la commission
Voici ce que le jeu de données ouvert de l'Assemblée nationale consacre au sort de cette pétition. Rien n'est reformulé ni résumé ; seules les apostrophes typographiques et les espaces multiples sont normalisés, pour que deux libellés identiques à l'œil ne comptent pas pour deux. Un champ vide est affiché vide.
Conformément à la décision prise par le bureau de la Commission des affaires sociales lors de sa réunion du 20 juillet 2024, toute pétition n'ayant pas recueilli plus de dix mille signatures dans un délai de six mois après son dépôt fait l'objet d'un classement d'office.Champ « décision de la commission », reproduit intégralement.
Ce que nous constatons
- Motif lu dans le texte de décision : classée d'office, seuil de signatures non atteint.
- Son texte de décision énonce un seuil de 10 000 signatures dans un délai de six mois après le dépôt.
- Le fichier lui en compte 68 au dernier import, sans dire combien elle en avait au terme de ce délai.
- Le recueil des signatures est terminé depuis le 15 avr. 2026.
- Le recueil s'est arrêté le même jour que des centaines d'autres pétitions, et non à une échéance qui lui soit propre. Nous constatons ce regroupement sans en affirmer la cause.
Texte de la pétition
Pour une France qui choisit la Vie : Aidons à Vivre plutôt qu'à MourirLa France et sa société sont malades. Son peuple bat tous les records de consommation de produits psychotropes légaux ou non. Ce constat, douloureux mais nécessaire, nous traverse tous et fige la société dans une apathie funeste.Chaque génération, affaibli par ces blessures cachées se réfugient dans la fuiteau lieu d'affronter l'enjeu du “être vivant” dans un dialogue honnête. Les jeunes, de plus en plus fragiles et exposés aux écrans dévorants, cherchent l'oubli dans l'aveuglement des produits psychotropes et d'une foule de distractions vides..Les adultes, les familles, pressés par la performance menant à l'épuisement, tentent d'étouffer leur mal-être dans les mêmes travers que la jeunesse avec des moyens différents mais un résultat identique.Les personnes âgées, elles, souvent abandonnées à cause leur fragilité, mise à l'écart sombre dans la solitude et l'indifférence d'une société qu'ils ont participé à entretenir.Toutes les générations, sans exception, trouvent des moyens de détourner leur regard, comme pour ne pas voir la souffrance de l'autre ou la relativiser. Nous sommes une société qui se fuit elle-même cherchant des lois pour se donner bonne conscience et justifier ses mauvais choix.Et pourtant, derrière ces fuites, un désir profond demeure : le désir d'être vivant, reconnu et accepté.❌ La tentation du plus simple : légiférer sur la mortFace à cette société fatiguée, certains voudraient répondre par la voie la plus rapide : légaliser « l'aide à mourir ».Mais est-ce vraiment la réponse à nos blessures collectives ?Est-ce vraiment un progrès de civilisation que de proposer la mort quand la vie devient trop lourde ? Et intégrer une atmosphère de mort facile pour se libérer de la souffrance des autres.Ce choix serait un aveu : celui d'une société qui renonce à accompagner ses membres dans leur vulnérabilité, qui préfère « éteindre » la souffrance plutôt que de la soulager, qui choisit de détourner le regard plutôt que de tendre la main. Quelle chance donne-t-on au vivant avant d'imposer la mort et l'interrompre radicalement ?✅ Une autre voie est possible : l'Aide à VivreNous croyons qu'une grande nation doit se montrer à la hauteur de ses fragilités, et non pas les masquer.Nous croyons qu'il est temps de bâtir une culture du renouvellement du Libre arbitre conscient aux personnes en détresse, chez qui il peut être altéré.Cela passe par :Des soins palliatifs accessibles partout, pour soulager réellement la douleur et entourer les personnes vulnérables, quelle que soit leur région ou leur condition sociale, sous la responsabilité d'un collège de médecins.Un soutien concret aux aidants familiaux et aux soignants, ces héros silencieux qui, chaque jour, portent le fardeau de l'accompagnement, et peuvent contribuer au retour du désir de vivre.Des politiques sociales et éducatives qui favorisent le lien intergénérationnel : maisons partagées, lieux de rencontre, espaces de solidarité, videos, réseaux sociaux, afin de propager l'option “je veux vivre et ne plus souffrir”, pour concentrer l'effort sur le vivantUne éducation au sens et à la dignité, qui redonne aux jeunes générations l'espérance d'une vie belle, même dans la fragilité, car c'est dans l'altérité que la personne peut recevoir et donner du vivant.🌱 Choisir la Vie, c'est choisir “Je veux vivre” à “ Je souffre donc je meurs”Il ne s'agit pas d'ignorer la souffrance : elle est réelle, elle nous traverse tous. Mais il s'agit de lui répondre autrement.Plutôt que de céder à une logique du “faire table raz”, faisons le pari de la proximité humaine que chaque être recherche et perd parfois.Plutôt que d'accélérer la fin en la présentant comme une opportunité, et de s'exonérer de notre responsabilité existentielle, dans la fausse gloire d'un législateur y voyant un progrès, construisons des chemins d'accompagnement sincères qui redonnent du goût à l'existence “Car exister est bon mais être vivant est bien plus encore”Chaque vie, même blessée, porte un espoir.Chaque personne, quel que soit son âge, son état ou son étourdissement, a encore un rôle à jouer, un mot à dire, de l'amour à donner, et quelque chose à vivre.Une société qui s'ouvre à la mort en la facilitant prépare sa propre disparition sans retour. Mais l'audace de la vie demande un courage qui fait honneur à la dignité humaine. Depuis des siècles, malgré les famines, les guerres et les maladies, nous n'avons jamais été aussi nombreux qu'aujourd'hui. Alors pourquoi vouloir la provoquer ainsi ?✍️ Ce que nous demandonsNous appelons solennellement les pouvoirs publics à :Refuser d'inscrire dans la loi l'aide à mourir comme une solution institutionnelle, à moins de la convertir en une “aide à vivre” pour ceux qui en ont le plus besoinInvestir massivement dans les soins palliatifs et dans la recherche pour soulager la douleur.Soutenir les familles, les aidants et les associations qui se battent au quotidien pour redonner dignité et chaleur humaine pour en faire une réalité, si la société est défaillante.Favoriser la fraternité entre générations, pour que personne ne soit laissé seul face à sa souffrance, et créé une sous société zombie qui ne reçoit qu' ingratitude et indifférence🌍 Un choix de civilisationIl est temps de décider quel message nous donnons au monde..Un monde où chaque seconde, les êtres se battent pour rester vivant.Une société qui détourne son regard pour contrôler la mort se fourvoie et mène son peuple dans un chemin funeste.Nous appelons chaque citoyen, chaque élu, chaque responsable, à faire un choix de civilisation.👉 Non pas légiférer sur la mort, mais investir dans la vie.👉 Non pas abandonner les plus fragiles, mais les entourer de soins, d'écoute et de fraternité, afin que les plus faibles aient une place digne.Parce qu'une France qui choisit d'aider à vivre fait le pari de la vie.Parce qu'une France qui se bat pour la vie est une France qui défend l'espoir et son combat📢 Signez cette pétition.Pour une France qui ne détourne pas le regard.Pour une France qui écoute, comprend, soulage et guérit en choisissant la vie.Pour une France qui retrouve sa dignité sans succomber à un progrès qui n'en est pas.🕊️ Nous n'avons pas le pouvoir de contrôler la mort mais celui de donner la vie
Texte republié intégralement depuis le jeu de données ouvert des pétitions (Licence Ouverte 2.0). La pétition reste consultable sur la plateforme officielle de l'Assemblée nationale.
Données extraites du fichier officiel de data.gouv.fr, calculées le 12 oct. 2026. Notre méthode, nos règles et leurs limites sont détaillées sur la page méthodologie.