Les pétitions · déposées en 2025 · n°4259
Sanctuariser la protection de l'enfance
La décision de la commission
Voici ce que le jeu de données ouvert de l'Assemblée nationale consacre au sort de cette pétition. Rien n'est reformulé ni résumé ; seules les apostrophes typographiques et les espaces multiples sont normalisés, pour que deux libellés identiques à l'œil ne comptent pas pour deux. Un champ vide est affiché vide.
Conformément à la décision prise par le bureau de la Commission des affaires sociales lors de sa réunion du 20 juillet 2024, toute pétition n'ayant pas recueilli plus de dix mille signatures dans un délai de six mois après son dépôt fait l'objet d'un classement d'office.Champ « décision de la commission », reproduit intégralement.
Ce que nous constatons
- Motif lu dans le texte de décision : classée d'office, seuil de signatures non atteint.
- Son texte de décision énonce un seuil de 10 000 signatures dans un délai de six mois après le dépôt.
- Le fichier lui en compte 502 au dernier import, sans dire combien elle en avait au terme de ce délai.
- Le recueil des signatures est terminé depuis le 15 avr. 2026.
- Le recueil s'est arrêté le même jour que des centaines d'autres pétitions, et non à une échéance qui lui soit propre. Nous constatons ce regroupement sans en affirmer la cause.
Texte de la pétition
L'époque est angoissante, l'avenir incertain. Notre société est divisée, parfois disloquée alors que nous aurions besoin d'unité et de solidarité. Qu'y a-t-il à préserver ? On nous parle d'un futur technologique, d'intelligence artificielle et de robotique mais voulons-nous vraiment vivre dans un monde qui ne considère plus le vivant, laisse de côté les plus fragiles, exacerbe l'individualisme ?Nous pensons au contraire qu'il faut sanctuariser certains domaines. Et qu'y a-t-il de plus futuriste que l'enfance? Prendre soin des enfants devrait être la priorité de tous. La protection de l'enfance est malade. De nombreux rapports alertent sur ses défaillances, les délais de prise en charge dans les tribunaux, le manque de place chronique dans les lieux d'accueils, l'absence d'attractivité des métiers qui laissent les près de 400 000 enfants confiés dans des situations parfois dramatiques et les professionnels qui les accompagnent démunis.Les décisions politiques et l'absence de perspectives ajoutent au malaise de ce secteur qui devrait assurer les missions essentielles d'hébergement, protection, soutien éducatif et matériel pour des enfants, adolescents et jeunes majeurs déjà éprouvés par des vies chaotiques.La délégation des compétences de l'Etat aux départements crée des inégalités selon les territoires, certains conseils départementaux décident de coupes budgétaires sévères qui mettent à mal les établissements et les enfants accueillis. En 2025, nous parlons de licenciements alors que les lieux d'accueils sont saturés et qu'il manque du personnel qualifié pour prendre soin d'enfants fragiles, abîmés, dont les prises en charge psychiques sont souvent impossibles au vu de l'état de la pédopsychiatrie en France. Nous demandons à sanctuariser tout le maillage de la protection de l'enfance et à en faire une vraie cause nationale. Prévention, magistrats, service d'accompagnement des familles, éducateurs, psychologues, veilleurs de nuits, maîtresses de maison, cadres, familles d'accueil et personnel administratif ont besoin de reconnaissance, de formation continue, d'un horizon clair pour travailler dans de bonnes conditions. Les salariés ne choisissent pas ces métiers éprouvants par hasard, ils veulent s'engager au quotidien au côté des enfants et des familles et ont besoin du soutien de la société dans son ensemble.
Texte republié intégralement depuis le jeu de données ouvert des pétitions (Licence Ouverte 2.0). La pétition reste consultable sur la plateforme officielle de l'Assemblée nationale.
Données extraites du fichier officiel de data.gouv.fr, calculées le 12 oct. 2026. Notre méthode, nos règles et leurs limites sont détaillées sur la page méthodologie.