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Les pétitions · déposées en 2025 · n°4718

Proposition de loi visant à lutter contre la vacance prolongée des logements et à favoriser leur utilisation sociale

Décision non publiée52 soutiensCommission des affaires économiquesdéposée le 13 nov. 2025

La décision de la commission

Voici ce que le jeu de données ouvert de l'Assemblée nationale consacre au sort de cette pétition. Rien n'est reformulé ni résumé ; seules les apostrophes typographiques et les espaces multiples sont normalisés, pour que deux libellés identiques à l'œil ne comptent pas pour deux. Un champ vide est affiché vide.

Le champ prévu pour motiver la décision est resté entièrement vide.Champ « décision de la commission » du fichier officiel.

Ce que nous constatons

  • Le champ de décision du fichier est vide : le fichier ne donne pas de motif.
  • N'a pas dépassé 10 000 signatures. Le seuil de classement d'office varie selon la commission, et le fichier ne l'énonce pas pour cette pétition.
  • Le recueil des signatures est terminé depuis le 13 juil. 2026.

Classée sans décision publiée. Le jeu de données officiel prévoit un champ pour motiver le classement d'une pétition : pour celle-ci, il est resté vide. Nous constatons une absence, nous n'en déduisons rien — nous ignorons si une décision a été prise sans être rendue publique, ou si aucune ne l'a été. Voir toutes les pétitions concernées.

Texte de la pétition

La France fait face à une crise du logement persistante, marquée par des difficultés croissantes d'accès au logement, tant dans les grandes métropoles que dans les territoires ruraux.Pourtant, plusieurs centaines de milliers de logements demeurent durablement inoccupés, parfois depuis de nombreuses années, sans être ni loués, ni vendus, ni entretenus.Ces logements vacants ne représentent pas seulement un gaspillage de ressources : ils se dégradent inexorablement, perdent leur valeur, et peuvent, à terme, devenir insalubres voire dangereux pour le voisinage.Dans de nombreuses communes, ces biens à l'abandon participent à la dévitalisation des centres-bourgs et constituent un risque pour la sécurité et la salubrité publique.La présente proposition de loi vise donc à :Responsabiliser les propriétaires de logements durablement vacants ;Empêcher la rétention spéculative de biens non utilisés ;Préserver le patrimoine bâti en incitant à la vente, la rénovation ou la mise en location ;Donner aux communes les moyens de réutiliser ces biens à des fins sociales ou collectives.Concrètement, le texte prévoit :Une obligation de mise en vente des logements inoccupés depuis plus de deux ans, à un prix conforme à celui du marché.Une révision annuelle obligatoire à la baisse du prix de vente si le bien reste inutilisé.Au bout de dix années consécutives d'inoccupation, le bien est réputé abandonné et cédé de plein droit à la commune, qui pourra soit le transformer en logement social, soit le revendre à moitié prix, les bénéfices alimentant un fonds pour la rénovation et la réhabilitation énergétique des logements anciens.Ainsi, cette loi vise à lutter contre la vacance, la spéculation et la dégradation des biens immobiliers, tout en offrant une solution équitable et utile pour la collectivité.Proposition de loiArticle 1er.Tout propriétaire d'un logement inoccupé pendant plus de deux années consécutives, sans motif légitime ni mise en location effective, est tenu de proposer ce bien à la vente à un prix conforme à l'évaluation du marché local par les services fiscaux.Article 2.Chaque année, si le bien n'est ni vendu, ni loué, ni occupé, le prix de vente est automatiquement révisé à la baisse d'un pourcentage fixé par décret, compris entre 3 % et 10 % par an.Article 3.Lorsqu'un logement demeure inoccupé sans usage ni entretien pendant plus de cinq années consécutives, la commune peut engager une procédure de constat de dégradation.Si le bien présente un risque d'insalubrité ou de danger pour le voisinage, une mise en demeure de remise en état est adressée au propriétaire.En cas de non-exécution, la commune peut procéder d'office aux travaux nécessaires aux frais du propriétaire.Article 4.Au terme d'une période de dix années consécutives d'inoccupation, le bien est réputé abandonné à des fins spéculatives.Il peut être transféré de plein droit à la commune sur le territoire de laquelle il se situe.La commune peut :soit l'affecter à un usage social (logement à loyer modéré, hébergement d'urgence, tiers-lieu, etc.) ;soit le revendre à un prix ne pouvant excéder 50 % du dernier prix affiché avant transfert.Article 5.Les bénéfices issus de ces reventes sont intégralement versés à un Fonds national pour la rénovation et la réhabilitation énergétique des logements anciens, destiné à soutenir les projets de rénovation des ménages et des collectivités.Article 6.Les conditions d'application de la présente loi sont précisées par décret en Conseil d'État.

Texte republié intégralement depuis le jeu de données ouvert des pétitions (Licence Ouverte 2.0). La pétition reste consultable sur la plateforme officielle de l'Assemblée nationale.

Données extraites du fichier officiel de data.gouv.fr, calculées le 12 oct. 2026. Notre méthode, nos règles et leurs limites sont détaillées sur la page méthodologie.