Les pétitions · déposées en 2025 · n°4774
Pour le maintien de la psychanalyse dans le champ des soins remboursés
La décision de la commission
Voici ce que le jeu de données ouvert de l'Assemblée nationale consacre au sort de cette pétition. Rien n'est reformulé ni résumé ; seules les apostrophes typographiques et les espaces multiples sont normalisés, pour que deux libellés identiques à l'œil ne comptent pas pour deux. Un champ vide est affiché vide.
Le champ prévu pour motiver la décision est resté entièrement vide.Champ « décision de la commission » du fichier officiel.
Ce que nous constatons
- N'a pas dépassé 10 000 signatures. Le seuil de classement d'office varie selon la commission, et le fichier ne l'énonce pas pour cette pétition.
- Le recueil des signatures court jusqu'au 19 juin 2029.
Texte de la pétition
Nous, signataires, demandons le retrait de l'amendement proposé le 14 novembre 2025 dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, qui prévoit qu'à compter du 1er janvier 2026, « les soins, actes et prestations se réclamant de la psychanalyse ou reposant sur des fondements théoriques psychanalytiques ne donnent plus lieu à remboursement, ni à participation financière de l'assurance maladie ».Cet amendement constitue une menace grave pour la santé publique et pour les libertés fondamentales. Il remet en cause :- La liberté de choix des patients et des praticiens, pourtant essentielle pour garantir une offre de soins diverse et adaptée.- L'organisation du secteur psychiatrique public, déjà fragilisé, en désorganisant hôpitaux, CMP, CMPP, ITEP, IME et autres structures accueillant des personnes en souffrance.- La pluralité des approches thérapeutiques, indispensable pour répondre à la complexité du psychisme humain.Contrairement aux affirmations de ses rédacteurs, la psychanalyse n'est ni marginale ni inefficace. Les études scientifiques contemporaines démontrent son efficacité à court et long terme, équivalente à celle des autres psychothérapies. De nombreux pays reconnaissent la psychanalyse comme une pratique valide et complémentaire.Sous prétexte de « rationalisation », cet amendement impose une vision unique de la santé mentale, appauvrit le soin psychique et menace la démocratie sanitaire. Ses conséquences seraient dramatiques : engorgement des urgences, aggravation des souffrances, coûts humains et financiers considérables.Nous refusons qu'une orientation thérapeutique reconnue, pratiquée par des professionnels formés et certifiés, soit exclue du champ public. Nous demandons le retrait immédiat de cet amendement et la garantie du maintien de la psychanalyse dans le dispositif de santé mentale.
Texte republié intégralement depuis le jeu de données ouvert des pétitions (Licence Ouverte 2.0). La pétition reste consultable sur la plateforme officielle de l'Assemblée nationale.
Données extraites du fichier officiel de data.gouv.fr, calculées le 12 oct. 2026. Notre méthode, nos règles et leurs limites sont détaillées sur la page méthodologie.