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Les pétitions · déposées en 2025 · n°4791

Reconnaître la presse comme le 4e Pouvoir officiel de la République

Classée d'office (seuil non atteint)29 soutiensCommission des affaires culturelles et de l'éducationdéposée le 28 nov. 2025

La décision de la commission

Voici ce que le jeu de données ouvert de l'Assemblée nationale consacre au sort de cette pétition. Rien n'est reformulé ni résumé ; seules les apostrophes typographiques et les espaces multiples sont normalisés, pour que deux libellés identiques à l'œil ne comptent pas pour deux. Un champ vide est affiché vide.

Conformément à la décision prise par le bureau de la Commission des affaires culturelles et de l'éducation lors de sa réunion du 18 décembre 2024, toute pétition n'ayant pas recueilli plus de dix mille signatures dans un délai de six mois après son dépôt fait l'objet d'un classement d'office.Champ « décision de la commission », reproduit intégralement.

Ce que nous constatons

  • Motif lu dans le texte de décision : classée d'office, seuil de signatures non atteint.
  • Son texte de décision énonce un seuil de 10 000 signatures dans un délai de six mois après le dépôt.
  • Le fichier lui en compte 29 au dernier import, sans dire combien elle en avait au terme de ce délai.
  • Le recueil des signatures est terminé depuis le 4 juin 2026.

Texte de la pétition

Nous sommes à l'heure où le droit à l'information est menacé. Il est menacé par de nombreux facteurs: les facilités de communications répandent des fake news à une vitesse alarmante, cela mettant en grand danger le droit à une information claire et vérifiée.Le droit à l'information est inhérent au bon fonctionnement d'une démocratie. Il permet aux citoyennes et aux citoyens de pouvoir se faire leur propre avis de manière éclairée sur les sujets qui sont à leurs yeux dignes d'intérêt.Aujourd'hui, des monopoles commerciaux concentrent une part dangereusement importante de médias dans les mains de certains patrons. Et il est de notoriété publique que, même s'ils s'en défendent, ils utilisent ces empires médiatiques pour promouvoir une propagande conforme à leur vision personnelle du monde.Ces monopoles sont extrêmement dangereux pour notre démocratie. Ils biaisent la vision du monde des personnes n'ayant pas accès à des contre-discours ou à la vérification des faits et manipulent l'opinion publique.Dans le but de lutter contre ces monopoles, contre le danger des mensonges généralisés et afin d'assurer aux citoyennes et aux citoyens un droit personnel à la constitution d'une opinion basée uniquement sur des faits réels et vérifiés, il est temps de revoir notre conception de la presse.Depuis près d'un siècle déjà, on lui donne le surnom de "4e pouvoir" aux côtés de l'exécutif, du législatif et du judiciaire. Ce surnom est loin d'être usurpé. Car sans la presse, point d'opinion publique, mais uniquement de la propagande d'Etat. Ce qui est impossible dans une démocratie digne de ce nom.Nous proposons donc de revoir en profondeur le statut de la presse afin de lui accorder, au même titre qu'aux autres le titre et la responsabilité d'un véritable pouvoir institutionnel.Nous proposons la création d'une assemblée citoyenne, composée de journalistes et d'experts venus de tous les domaines ayant pour vocation de vérifier la véracité de toutes les informations du moment. De manière institutionnelle, avec garantie de résultat assurée par l'Etat.Et comme toute institution républicaine, la presse serait ainsi à l'abri de l'influence de l'argent. Tout comme on n'achète pas la Justice, on n'achète pas la vérité.Cette nouvelle institution républicaine, ce nouveau pouvoir serait alors en charge de vérification de toutes les sorties journalistiques dans le pays. Elle n'aurait bien évidemment aucun droit de regard sur l'éventuelle orientation politique d'un média. Elle devra cependant assurer une qualité de l'information par la mise en place de cellules de vérification et de "fact-checking" et de "légal-checking".De nos jours, certains citoyens se sont déjà emparés de ce sujet en proposant des outils mis à disposition de tous comme le fact-checking du journal Libération, le site internet européen des "Surligneurs" ou encore la future "vigie du mensonge" proposée par le journal l'Humanité.Nous pensons qu'accorder à la presse son titre officiel de 4e pouvoir pourra assurer son indépendance, renforcera la vérification des faits et mettra au ban les médias transmettant de fausses informations.A l'heure ou les démocraties sont fragilisées, il est temps de revoir notre conception du droit à l'information. Une information de qualité, assurée par des instances du 4e pouvoir dont l'indépendance serait garantie de manière constitutionnelle.Merci de votre attention

Texte republié intégralement depuis le jeu de données ouvert des pétitions (Licence Ouverte 2.0). La pétition reste consultable sur la plateforme officielle de l'Assemblée nationale.

Données extraites du fichier officiel de data.gouv.fr, calculées le 12 oct. 2026. Notre méthode, nos règles et leurs limites sont détaillées sur la page méthodologie.