Les pétitions · déposées en 2025 · n°4793
La Santé est un droit fondamental : ensemble, exigeons le retrait des mesures d'austérité du PLFSS !
La décision de la commission
Voici ce que le jeu de données ouvert de l'Assemblée nationale consacre au sort de cette pétition. Rien n'est reformulé ni résumé ; seules les apostrophes typographiques et les espaces multiples sont normalisés, pour que deux libellés identiques à l'œil ne comptent pas pour deux. Un champ vide est affiché vide.
Le champ prévu pour motiver la décision est resté entièrement vide.Champ « décision de la commission » du fichier officiel.
Ce que nous constatons
- N'a pas dépassé 10 000 signatures. Le seuil de classement d'office varie selon la commission, et le fichier ne l'énonce pas pour cette pétition.
- Le recueil des signatures court jusqu'au 19 juin 2029.
Texte de la pétition
Cette pétition citoyenne exige le retrait de toutes les mesures d'austérité menaçant gravement notre santé et l'accès aux soins.Nous exigeons que les nécessaires réformes structurelles de notre système de santé soient guidées par la Santé Publique et l'intérêt des patients, et non par un dogme budgétaire.Si le Gouvernement maintient ce cap funeste, alors les situations ci-dessous, illustrant l'impact direct du Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) 2026 sur la vie des Français, deviendraient une réalité quotidienne :Je suis Aurélie, atteinte de sclérose en plaques. Je sais que de nouveaux traitements existent pour mieux soigner ma maladie, mais ils sont très chers et demeurent inaccessibles en France.Le PLFSS ne prévoit aucun budget pour financer ces innovations thérapeutiques.Je suis Pierre, j'ai besoin de soins dentaires récurrents à cause d'une maladie héréditaire, mais je n'ai pas les moyens de les payer car les contrats des mutuelles qui les couvrent sont trop chers.Le PLFSS prévoit l'instauration d'une franchise (jusque-là inexistante) sur les actes des chirurgiens-dentistes et des sages-femmes.Je suis Karima, maman de Nassim, qui est handicapé depuis sa naissance. J'ai arrêté de travailler pour m'occuper de lui et l'accompagner à ses rendez-vous réguliers chez le kinésithérapeute, l'ergothérapeute et la psychomotricienne. Il a besoin d'un fauteuil roulant et d'orthèses qu'il faut changer régulièrement car il grandit. Le PLFSS prévoit d'inclure les dispositifs médicaux (fauteuils roulants, orthèses…) dans la franchise annuelle.Je suis André, médecin généraliste. Je me sens démuni face à mes patients qui ont besoin de moi. J'essaie de donner un maximum de disponibilité pour les urgences en plus de mon planning plein. Le soir, je vérifie tous les résultats d'examens et prends des nouvelles de mes patients instables.Le PLFSS prévoit de faire percevoir une franchise élevée par les médecins, qu'ils devront ensuite reverser à la CPAM (auparavant, la CPAM retenait directement cette franchise du remboursement versé au patient et son montant était moins élevé).Je suis Marie, j'ai un diabète de type 2. Mon médecin m'a passée en ALD, ce qui veut dire que tous mes médicaments et consultations en lien avec ma maladie sont pris en charge à 100 % du tarif de la Sécurité Sociale. Mon médecin n'a pas le temps de répondre à mes nombreuses questions sur mes traitements et mon hygiène de vie, alors je n'ose plus les lui poser.Le PLFSS prévoit de limiter l'accès des patients aux Affections de Longue Durée (ALD) et n'accorde pas de véritables moyens à la prévention et à l'éducation thérapeutique.Je suis Gérard, j'habite à la campagne et je suis seul depuis le décès de ma femme. Le médecin le plus proche est à 15 minutes de chez moi. Je sais que je dois prendre rdv pour mon hypertension mais c'était ma femme qui le faisait pour moi. D'ailleurs, je n'ai plus de boîte de médicaments car c'était aussi ma femme qui me les donnait.Le PLFSS prévoit 130 millions d'euros de subventions pour des maisons « France Santé » à moins de 30 minutes des Français mais pas de mesure d'accompagnement des patients en renoncement de soins.Je suis Jeanne, jeune pédiatre. J'aime mon métier et mon territoire semi-rural où les gens m'apprécient. Mais j'ai peur d'exercer seule et d'avoir difficilement accès à des confrères spécialistes pour bien soigner mes petits patients. De plus, j'aimerais fonder une famille mais je n'ai pas ni remplaçant pour m'aider ni économies pour payer les charges pendant un congé maternité.Le PLFSS prévoit un contrat pour compenser financièrement une activité faible et une meilleure protection sociale mais uniquement en désert médical et pour les médecins généralistes.Je suis Séverine, mon mari est décédé récemment et je me bats contre une dépression depuis. Je n'arrive pas à reprendre le travail depuis plus de 6 mois.Le PLFSS prévoit de supprimer les ALD non exonérantes (comme la dépression réactionnelle) et l'indemnisation des indemnités journalières en cas d'arrêt de travail de plus de 6 mois.Je suis Bernard, j'ai dû me rendre aux urgences car j'avais une douleur dans la poitrine. J'ai passé la nuit sur un brancard car il n'y avait plus de lit disponible en cardiologie ni aux Urgences.Avec un ONDAM historiquement faible, le PLFSS diminue les moyens pour l'hôpital.Je suis Juliette, j'ai accouché il y a 2 mois, mon mari n'est pas très présent et je dois bientôt reprendre mon travail d'infirmière. Je suis épuisée. La visite de reprise après un congé maternité par la médecine du travail est obligatoire pour protéger les employées.Le PLFSS 2026 prévoit de supprimer cette obligation.Je suis Henri, un accident du travail m'a gravement blessé. Je suis arrêté pendant plusieurs mois et dois ensuite effectuer une reconversion professionnelle.Le PLFSS prévoit de ne plus indemniser les accidents du travail et les maladies professionnelles après 4 ans.Je suis Sophie, je souffre d'une maladie chronique qui m'empêche parfois de me lever pour aller travailler. Mon médecin me connaît bien et est très à l'écoute de mes besoins.Le PLFSS prévoit de soumettre les médecins généralistes à une limitation du nombre d'arrêts de travail et prévoit aussi une limitation arbitraire de leur durée à 15 jours pour les médecins de ville sous peine de sanctions financières.Nous pourrions être Aurélie, Pierre, Karima, Nassim, André, Marie, Gérard, Jeanne, Séverine, Bernard, Juliette, Henri, Sophie. Eux et leurs proches ont besoin de soins et, aujourd'hui, de notre soutien.Ensemble, signons cette pétition pour défendre un système de santé universaliste et garantir que les meilleurs soins restent accessibles à toutes et à tous !
Texte republié intégralement depuis le jeu de données ouvert des pétitions (Licence Ouverte 2.0). La pétition reste consultable sur la plateforme officielle de l'Assemblée nationale.
Données extraites du fichier officiel de data.gouv.fr, calculées le 12 oct. 2026. Notre méthode, nos règles et leurs limites sont détaillées sur la page méthodologie.