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Les pétitions · déposées en 2025 · n°4828

Urgence Pénurie de Dermatologues : Augmentons leur nombre

En cours de signature22 028 soutiensCommission des affaires socialesdéposée le 3 déc. 2025

La décision de la commission

Voici ce que le jeu de données ouvert de l'Assemblée nationale consacre au sort de cette pétition. Rien n'est reformulé ni résumé ; seules les apostrophes typographiques et les espaces multiples sont normalisés, pour que deux libellés identiques à l'œil ne comptent pas pour deux. Un champ vide est affiché vide.

Le champ prévu pour motiver la décision est resté entièrement vide.Champ « décision de la commission » du fichier officiel.

Ce que nous constatons

  • A dépassé 10 000 signatures. Le seuil de classement d'office varie selon la commission, et le fichier ne l'énonce pas pour cette pétition.
  • Le recueil des signatures court jusqu'au 19 juin 2029.

Texte de la pétition

Pourquoi cette pétition ?Obtenir un rendez-vous chez un dermatologue en France en 2025 est devenu un véritable parcours du combattant. Cette situation n'est pas une fatalité : elle résulte d'une pénurie sans précédent de dermatologues, alors même que les maladies de peau — notamment les cancers cutanés et les maladies inflammatoires chroniques — ne cessent d'augmenter.Chiffres Chocs 2025- Nombre total de dermatologues actifs : 2 880 (2025)- Dermatologues pour 100 000 habitants : 3,25 (besoin minimal : 5 à 6)- Baisse des dermatologues en 10 ans : -22% de dermatologues actifs depuis 2015- Dermatologues de > 60 ans : 50%- Délais moyens pour un rendez-vous : 3 à 6 mois (régulièrement plus)- Patients sans dermatologue de proximité : Plus d'1 habitant sur 5- Cancers cutanés/an : 200 000 nouveaux cas- Nombre de patients touchés/an : 16 millions de FrançaisAujourd'hui, la dermatologie française est au bord de la rupture, il s'agit d'un scandale sanitaire. Le pays ne compte que 2 880 dermatologues actifs. La densité moyenne n'est que de 3,25 dermatologues pour 100 000 habitants, alors qu'il en faudrait au minimum 5 à 6 pour répondre correctement aux besoins. En dix ans, la situation s'est dramatiquement aggravée : depuis 2014, le nombre de dermatologues actifs a chuté de 22 %. Cette baisse est aggravée par un vieillissement massif de la profession : près de 50% des dermatologues ont plus de 60 ans, et 17% d'entre eux travaillent déjà au-delà de l'âge de la retraite. Les projections sont sans appel : d'ici 2035, la France pourrait perdre encore plus de 30 % de ses dermatologues, faute de renouvellement suffisant.Car à cette pénurie s'ajoute une augmentation massive des besoins. En France, 16 millions de personnes souffrent d'une pathologie cutanée. Les cancers de la peau représentent à eux seuls un tiers de l'ensemble des cancers diagnostiqués, avec 200 000 nouveaux cas par an. Le mélanome, particulièrement agressif, atteint 17 922 nouveaux cas annuels, un chiffre qui double chaque décennie. Il reste l'un des cancers les plus meurtriers chez les moins de 50 ans.Et ce n'est pas tout : la dermatologie couvre plus de 6 000 maladies, dont des pathologies inflammatoires chroniques comme le vitiligo, le psoriasis, l'eczema ou la maladie de Verneuil, qui altèrent profondément la qualité de vie des patients. Des traitements innovants existent maintenant pour ces pathologies mais encore faut-il que les patients puissent avoir accès aux soins ! Parallèlement, certains médias et parlementaires contribuent à diffuser une vision biaisée et erronée de la profession. Contrairement à une idée reçue tenace, l'activité de dermatologie esthétique et correctrice représente moins de 10 % de l'activité des dermatologues et seulement 4 % en font leur activité principale. D'ailleurs, 75 % des actes de médecine esthétiques en France ne sont pas réalisés par des dermatologues.Les gouvernements successifs bloquent le nombre de places disponibles pour former des dermatologues. Moins de 100 dermatologues formés par an depuis plus de 10 ans. Il ne s'agit pas d'une crise de vocation ! La dermatologie est dans le top 3 des spécialités médicales les plus plébiscitées ! Les conséquences pour les patients :• Rendez-vous dans 3 à 6 mois, parfois plus d'un an, abandons de soins faute de spécialiste.• Risque de diagnostic tardif : cancers cutanés parmi les tumeurs les plus fréquentes en France.• Maladies complexes, douloureuses, stigmatisantes (psoriasis, Verneuil, pelade, eczéma sévère...) prises en charge trop tardivement.• Forte détresse psychologique, qualité de vie dégradée.Ce que nous demandons :• Former 150 internes en dermatologie par an sur 10 ans (contre 102 aujourd'hui) pour rattraper le retard. • Garantir un accès au soin en dermatologie pour toutes et tousEn conclusion : La dermatologie française traverse une crise sanitaire majeure : pénurie historique, profession vieillissante, explosion des besoins, décisions administratives déconnectées du terrain. La situation est critique et nécessite une action immédiate.Patients, familles, citoyens : nous refusons la perte de chance. Signez et partagez cette pétition pour garantir à chacun un accès rapide à un dermatologue !

Texte republié intégralement depuis le jeu de données ouvert des pétitions (Licence Ouverte 2.0). La pétition reste consultable sur la plateforme officielle de l'Assemblée nationale.

Données extraites du fichier officiel de data.gouv.fr, calculées le 12 oct. 2026. Notre méthode, nos règles et leurs limites sont détaillées sur la page méthodologie.