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Les pétitions · déposées en 2026 · n°5353

Chaque semaine compte : 15 heures pour chaque enfant autiste!

En cours de signature56 soutiensCommission des affaires socialesdéposée le 27 févr. 2026

La décision de la commission

Voici ce que le jeu de données ouvert de l'Assemblée nationale consacre au sort de cette pétition. Rien n'est reformulé ni résumé ; seules les apostrophes typographiques et les espaces multiples sont normalisés, pour que deux libellés identiques à l'œil ne comptent pas pour deux. Un champ vide est affiché vide.

Le champ prévu pour motiver la décision est resté entièrement vide.Champ « décision de la commission » du fichier officiel.

Ce que nous constatons

  • N'a pas dépassé 10 000 signatures. Le seuil de classement d'office varie selon la commission, et le fichier ne l'énonce pas pour cette pétition.
  • Le recueil des signatures court jusqu'au 19 juin 2029.

Texte de la pétition

Je suis la maman d'un enfant diagnostiqué avec un Trouble du Spectre de l'Autisme (TSA). Comme beaucoup d'autres parents, je me suis retrouvée propulsée dans un monde de bilans, d'attentes, de rendez-vous et d'espoir fragile. On nous parle de plasticité cérébrale, de fenêtre développementale, d'intervention précoce. On nous dit que les premières années sont décisives. Et pourtant, lorsque le diagnostic tombe, la réalité est brutale : une heure par semaine. Parfois deux. Parfois moins.On cherche. On appelle. On supplie presque. Les listes d'attente sont pleines. Les cabinets sont saturés. Même en proposant de payer en libéral, il n'y a pas de créneaux. Pas de place. Pas assez de professionnels formés. Ce n'est pas une question de volonté parentale. Ce n'est pas une question d'effort. C'est un système qui n'est pas dimensionné pour nos enfants.Pourtant, la science est claire : l'intensité des interventions précoces avant 5 ans est un facteur déterminant du développement. Les travaux de Ivar Lovaas ont montré l'impact d'interventions intensives. Le modèle développé par Sally J. Rogers et Geraldine Dawson a démontré des améliorations significatives autour de 20 heures hebdomadaires. Les recommandations internationales évoquent 15 à 25 heures par semaine. En France, la Haute Autorité de Santé insiste sur l'importance d'interventions précoces, coordonnées et adaptées.Alors comment accepter que nos enfants reçoivent dix fois moins ?Chaque semaine compte. Chaque mois compte. Entre deux et cinq ans, le cerveau se construit à une vitesse exceptionnelle. Ces années ne reviendront pas. Derrière les chiffres, il y a des enfants qui veulent communiquer, apprendre, comprendre le monde. Il y a des parents qui se battent chaque jour avec l'angoisse de “ne pas en faire assez”, alors même que le système ne leur donne pas les moyens d'en faire plus.Ce que nous demandons n'est pas un privilège. Ce n'est pas un traitement de faveur. C'est l'application concrète des connaissances scientifiques actuelles. Les analyses économiques, notamment celles de Michael L. Ganz, montrent qu'un investissement précoce réduit fortement les coûts futurs liés à la dépendance. Investir tôt, c'est offrir plus d'autonomie demain. C'est aussi une décision responsable pour la société.Nous demandons un plan national garantissant au minimum 15 heures hebdomadaires d'intervention structurée pour chaque enfant diagnostiqué TSA avant 6 ans. Nous demandons un financement adapté, une formation massive de professionnels, et une organisation coordonnée des parcours pour que les familles n'aient plus à se battre seules.Nous sommes des parents fatigués, mais déterminés.Nous sommes des parents inquiets, mais informés.Nous sommes des parents qui refusent que la fenêtre développementale de nos enfants se referme faute de moyens.Un enfant ne peut pas attendre.Le développement ne se met pas en pause.Et nos enfants méritent mieux.Aujourd'hui, nous nous levons tous ensemble : pour chaque sourire perdu, chaque mot qui ne vient pas, chaque progrès qui pourrait être, nous exigeons qu'ils aient enfin la chance qu'ils méritent. Signer cette pétition, c'est se battre pour eux.

Texte republié intégralement depuis le jeu de données ouvert des pétitions (Licence Ouverte 2.0). La pétition reste consultable sur la plateforme officielle de l'Assemblée nationale.

Données extraites du fichier officiel de data.gouv.fr, calculées le 12 oct. 2026. Notre méthode, nos règles et leurs limites sont détaillées sur la page méthodologie.