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Les pétitions · déposées en 2026 · n°5695

Proposition de loi sur le 1er mai

En cours de signature2 178 soutiensCommission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la Républiquedéposée le 10 avr. 2026

La décision de la commission

Voici ce que le jeu de données ouvert de l'Assemblée nationale consacre au sort de cette pétition. Rien n'est reformulé ni résumé ; seules les apostrophes typographiques et les espaces multiples sont normalisés, pour que deux libellés identiques à l'œil ne comptent pas pour deux. Un champ vide est affiché vide.

Le champ prévu pour motiver la décision est resté entièrement vide.Champ « décision de la commission » du fichier officiel.

Ce que nous constatons

  • N'a pas dépassé 10 000 signatures. Le seuil de classement d'office varie selon la commission, et le fichier ne l'énonce pas pour cette pétition.
  • Le recueil des signatures court jusqu'au 19 juin 2029.

Texte de la pétition

Depuis 1947, le 1er mai est un jour férié et chômé en France, acquis de haute lutte après des décennies de mobilisation ouvrière. Aujourd'hui, la loi autorise les fleuristes, boulangers ou commerçants indépendants à ouvrir leur boutique ce jour-là, à une condition : qu'ils travaillent eux-mêmes, sans faire appel à leurs salariés. Cette distinction est cruciale, car le 1er mai est bien plus qu'un simple jour de repos c'est un symbole de résistance sociale, un moment de revendication collective, et un temps précieux pour les familles.Chaque année, les syndicats organisent des défilés dans les grandes villes pour défendre les droits des travailleurs. Ces manifestations sont l'occasion de :• Revendiquer des améliorations sociales (salaires, conditions de travail, protections).• Protester contre des réformes qui menacent nos acquis.• Rappeler que le 1er mai est aussi un jour de lutte, pas seulement de repos.Alors, que cherche vraiment le gouvernement en voulant élargir les dérogations pour travailler ce jour-là ? À nous priver aussi de ce droit à la revendication ? À vider le 1er mai de sa dimension politique et sociale, pour en faire un jour comme les autres, où seuls ceux qui en ont les moyens pourront en profiter ?Le 1er mai, c'est :• Un moment pour passer du temps en famille, sans les contraintes professionnelles.• Une journée de respiration collective, où chacun peut participer à des traditions (muguet, manifestations, repas partagés) qui renforcent notre lien social.• Un héritage de 1947, obtenu après des années de luttes, et qui incarne la protection des travailleurs face à l'exploitation.Son affaiblissement entraînerait des conséquences graves :• Une menace sur d'autres acquis (durée légale du travail, RTT, congés payés, etc.).• Une pression accrue sur les salariés pour accepter de travailler les jours fériés, sous prétexte de "volontariat".• Un creusement des inégalités, avec les secteurs précaires (commerce, restauration) en première ligne.Les majorations de salaire ou repos compensateurs promis en échange sont souvent :• Dilués dans des forfaits annuels incompréhensibles.• Supprimés par des accords d'entreprise déséquilibrés.• Jamais vraiment contrôlés, laissant les salariés sans protection.Le 1er mai est un moment de rassemblement, où familles, amis et citoyens se retrouvent. Sa marchandisation risquerait de fragmenter la société, opposant ceux qui peuvent se reposer à ceux qui devront travailler, souvent les plus précaires.En Angleterre ou aux États-Unis, les jours fériés sont optionnels et mal protégés. La France ne doit pas s'aligner sur ce modèle. Ce serait une régression sociale et une atteinte à notre histoire commune.On peut anticiper ses achats la veille. Aucun besoin vital ne justifie de sacrifier ce jour. Les boulangers peuvent cuire leur pain à l'avance, les fleuristes préparer leurs brins de muguet dès le 30 avril. Préserver le 1er mai, c'est préserver l'essentiel : le temps pour soi, pour ses proches, et pour défendre nos droits.

Texte republié intégralement depuis le jeu de données ouvert des pétitions (Licence Ouverte 2.0). La pétition reste consultable sur la plateforme officielle de l'Assemblée nationale.

Données extraites du fichier officiel de data.gouv.fr, calculées le 12 oct. 2026. Notre méthode, nos règles et leurs limites sont détaillées sur la page méthodologie.