Suite à donner

Les pétitions · déposées en 2026 · n°6318

POUR LA CRÉATION D'UN CHÔMAGE INTEMPÉRIES CANICULE ET LA PROTECTION DES TRAVAILLEURS EXPOSÉS À LA CHALEUR EXTRÊME

En cours de signature1 645 soutiensCommission des affaires socialesdéposée le 23 juin 2026

La décision de la commission

Voici ce que le jeu de données ouvert de l'Assemblée nationale consacre au sort de cette pétition. Rien n'est reformulé ni résumé ; seules les apostrophes typographiques et les espaces multiples sont normalisés, pour que deux libellés identiques à l'œil ne comptent pas pour deux. Un champ vide est affiché vide.

Le champ prévu pour motiver la décision est resté entièrement vide.Champ « décision de la commission » du fichier officiel.

Ce que nous constatons

  • N'a pas dépassé 10 000 signatures. Le seuil de classement d'office varie selon la commission, et le fichier ne l'énonce pas pour cette pétition.
  • Le recueil des signatures court jusqu'au 19 juin 2029.

Texte de la pétition

En mai 2026, un jeune ouvrier de 19 ans est mort après une journée de travail sur une toiture dans la Drôme.Avant lui, Joao Manuel C., ouvrier de 47 ans, est décédé après un malaise sur un chantier lors d'un épisode de forte chaleur.Avant eux, d'autres travailleurs sont morts dans l'indifférence générale.À chaque fois, la même phrase revient :« Ce sont les risques du métier. »Depuis 2018, des dizaines de travailleurs ont été officiellement recensés parmi les victimes de la chaleur au travail.Derrière chaque chiffre se cache pourtant un être humain.Un fils.Un père.Un frère.Un mari.Un ami.Une femme qui attend son compagnon le soir.Des parents qui ne reverront jamais leur enfant rentrer du travail.À 19 ans, on devrait rentrer chez soi après sa journée de travail.On ne devrait pas mourir sur un toit.On ne devrait pas mourir seul sur un chantier.On ne devrait pas mourir parce qu'on était parti gagner son salaire.Nous parlons ici des hommes et des femmes qui construisent nos maisons, nos immeubles, nos routes, nos écoles et nos hôpitaux.Nous parlons des ouvriers qui portent des charges de plusieurs dizaines de kilos sous un soleil écrasant.Nous parlons des carreleurs qui manipulent quotidiennement des dalles extrêmement lourdes pour construire les terrasses et les piscines dont nous profiterons ensuite.Nous parlons des ouvriers routiers qui travaillent à proximité d'enrobés bitumineux pouvant être déversés à plus de 180°C.Nous parlons des agriculteurs qui produisent notre nourriture et des cueilleurs qui récoltent sous le soleil les fruits et légumes qui finiront dans nos assiettes.Nous parlons des livreurs, des facteurs, des agents d'entretien des espaces verts et de tous ceux qui exercent leur métier en extérieur.Pendant que certains regardent les températures grimper depuis un bureau climatisé, depuis leur domicile ou depuis leur salon, d'autres continuent à travailler sous un soleil direct avec un casque, des chaussures de sécurité, des vêtements de protection et parfois plusieurs dizaines de kilos de matériel à déplacer.Pour eux, pas de télétravail.Pour eux, pas de climatisation.Pour eux, pas de refuge.Pourtant, année après année, nous continuons à accepter les malaises, les hospitalisations et les décès comme s'ils constituaient une fatalité.On nous présente comme une avancée majeure l'obligation de fournir de l'eau fraîche, de prévoir des pauses et de permettre l'accès à l'ombre.Mais aucun ouvrier expérimenté n'a attendu un décret pour boire de l'eau lorsqu'il fait chaud.Aucun couvreur n'a attendu une circulaire ministérielle pour chercher un coin d'ombre lorsqu'il en existe un.Aucun maçon n'a attendu une réforme du Code du travail pour comprendre qu'il vaut mieux se rafraîchir lorsqu'il travaille sous le soleil.Ces comportements relèvent du simple instinct de survie.La véritable question est ailleurs.Lorsqu'un travailleur est contraint de passer plusieurs heures sur une toiture brûlante, sur un chantier de voirie, dans un champ, au fond d'une piscine en construction ou au milieu d'une dalle de béton exposée au soleil, ni une bouteille d'eau ni une pause occasionnelle ne suppriment le danger.La science est claire.La chaleur augmente la charge imposée au système cardiovasculaire.L'effort physique augmente lui aussi cette charge.L'association des deux augmente le risque de malaise grave, de défaillance cardiaque, d'accident cardiovasculaire et de décès.Des études scientifiques et des méta-analyses internationales montrent que la mortalité cardiovasculaire augmente lors des épisodes de chaleur extrême et que les travailleurs exerçant des métiers physiques en extérieur figurent parmi les populations les plus exposées.Lorsqu'un risque devient potentiellement mortel, la réponse ne peut pas se limiter à demander au salarié de boire davantage.La seule mesure réellement efficace consiste à supprimer l'exposition au danger.Nous n'acceptons pas qu'un salarié soit exposé volontairement à un risque de noyade.Nous n'acceptons pas qu'un salarié soit exposé volontairement à un risque d'effondrement d'un bâtiment.Nous n'acceptons pas qu'un salarié soit exposé volontairement à de l'amiante.Nous ne devrions pas davantage accepter qu'un salarié soit exposé volontairement à un risque grave lié à la chaleur extrême.Une vie humaine vaut davantage qu'un délai de chantier.Une vie humaine vaut davantage qu'une livraison.Une vie humaine vaut davantage qu'un calendrier de travaux.Nous demandons donc la création d'un régime national de chômage intempéries canicule permettant la suspension obligatoire des activités physiques extérieures lorsque les conditions climatiques deviennent dangereuses et que la température atteint ou dépasse 28°C.Nous demandons que les salariés concernés soient indemnisés afin qu'aucun travailleur ne soit contraint de choisir entre sa santé, sa vie et son salaire.Nous demandons que la protection de la vie humaine devienne la priorité absolue.Pour Daniel, les températures atteignaient environ 31°C à l'ombre dans le secteur de Die.31°C à l'ombre.Sur la toiture où il travaillait, la température ressentie était très probablement bien supérieure.Et pourtant, il est monté sur ce toit.Et pourtant, il n'en est jamais redescendu.Parce qu'aucun parent ne devrait avoir à enterrer son enfant parce qu'il est parti travailler sous une chaleur extrême.Parce qu'aucun chantier ne vaut une vie.Parce qu'aucune livraison ne vaut une vie.Parce qu'aucune route, aucun toit et aucune piscine ne valent un cercueil.Et parce qu'en France, au XXIe siècle, mourir de chaleur au travail ne devrait plus jamais être considéré comme un simple risque du métier.

Texte republié intégralement depuis le jeu de données ouvert des pétitions (Licence Ouverte 2.0). La pétition reste consultable sur la plateforme officielle de l'Assemblée nationale.

Données extraites du fichier officiel de data.gouv.fr, calculées le 12 oct. 2026. Notre méthode, nos règles et leurs limites sont détaillées sur la page méthodologie.