Les pétitions · déposées en 2026 · n°6404
Sauvons Wikie, Keijo et les douze dauphins !
La décision de la commission
Voici ce que le jeu de données ouvert de l'Assemblée nationale consacre au sort de cette pétition. Rien n'est reformulé ni résumé ; seules les apostrophes typographiques et les espaces multiples sont normalisés, pour que deux libellés identiques à l'œil ne comptent pas pour deux. Un champ vide est affiché vide.
Le champ prévu pour motiver la décision est resté entièrement vide.Champ « décision de la commission » du fichier officiel.
Ce que nous constatons
- N'a pas dépassé 10 000 signatures. Le seuil de classement d'office varie selon la commission, et le fichier ne l'énonce pas pour cette pétition.
- Le recueil des signatures court jusqu'au 19 juin 2029.
Texte de la pétition
Ému par les conditions de captivité imposées aux cétacés dans les delphinariums, le législateur a pris, avec la loi du 30 novembre 2021, une décision historique : mettre fin aux spectacles, à leur reproduction et à leur détention en captivité hors de refuges, sanctuaires à but non lucratif ou programmes scientifiques (ci-après « sanctuaires »). La France a ainsi reconnu de facto que l'activité du Marineland d'Antibes devait cesser, tout en laissant un délai de cinq ans pour permettre une fin d'activité progressive et planifiée, dans l'intérêt des animaux.Pourtant, le gouvernement envisage d'autoriser le transfert de Wikie, son fils Keijo, et douze dauphins — Sharky, Malou, Rocky, Dam, Neo, Nala, Tux, Anya, Jo, Kai, Lùa et Ollie — depuis le Marineland d'Antibes vers le Loro Parque à Tenerife, le Selwo Marina à Malaga et le delphinarium de Valence.Or, les conditions de captivité dans ces établissements soulèvent de graves inquiétudes. Un tel transfert vers l'Espagne pourrait mettre en péril la survie même de Wikie, Keijo et des dauphins.Des « sujets de spectacle » aux « sujets de droits » ?Nous n'avons jamais hésité à faire de ces êtres vivants des sujets de spectacle. Ils devraient désormais devenir des sujets de droits ! Des juridictions étrangères ont déjà reconnu que certains animaux sauvages captifs ne pouvaient plus être réduits à de simples objets d'exploitation. En Argentine notamment, le chimpanzé Cecilia et l'orang-outan Sandra ont été reconnus comme des « sujets de droits non humains » avant d'être transférés vers des sanctuaires.Cela ne signifie évidemment pas qu'ils devraient être considérés comme des sujets humains. Leur situation d'êtres vivants sauvages captifs, dont les intérêts propres ont été reconnus par le législateur en 2021, justifie désormais la reconnaissance de certains droits spécifiques :– le droit à des conditions d'existence compatibles avec les impératifs biologiques et sociaux de leur espèce ;– le droit à ne plus être exploités à des fins de représentation commerciale ou de reproduction ;– le droit à être accueillis dans un refuge ou sanctuaire à but non lucratif garantissant durablement leur bien-être ;– le droit à une protection contre tout transfert vers des établissements compromettant gravement leur santé physique et psychique.Ces droits devraient être consacrés par le législateur et pouvoir être invoqués devant le juge par des gardiens : l'État, les associations et, pourquoi pas, toute personne.Le droit d'être accueillis dans un sanctuaire !Par ailleurs, aucune action concrète n'a été sérieusement engagée depuis 2021 pour mettre en oeuvre la solution des sanctuaires évoquée explicitement par le législateur. Une recherche de site a déjà été menée par plusieurs associations ayant aussi envisagé les financements correspondants.Dès lors, afin de rendre effectif l'esprit de la loi de 2021 et de concrétiser les droits des orques et des dauphins, l'État devrait tout mettre en oeuvre pour créer et faciliter la solution des « sanctuaires », seule à la hauteur de notre responsabilité vis-à-vis d'eux.
Texte republié intégralement depuis le jeu de données ouvert des pétitions (Licence Ouverte 2.0). La pétition reste consultable sur la plateforme officielle de l'Assemblée nationale.
Données extraites du fichier officiel de data.gouv.fr, calculées le 12 oct. 2026. Notre méthode, nos règles et leurs limites sont détaillées sur la page méthodologie.