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Les pétitions · déposées en 2026 · n°6634

Pour une transparence totale des instituts de sondage afin de garantir la sincérité du débat démocratique

En cours de signature25 soutiensCommission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la Républiquedéposée le 23 juil. 2026

La décision de la commission

Voici ce que le jeu de données ouvert de l'Assemblée nationale consacre au sort de cette pétition. Rien n'est reformulé ni résumé ; seules les apostrophes typographiques et les espaces multiples sont normalisés, pour que deux libellés identiques à l'œil ne comptent pas pour deux. Un champ vide est affiché vide.

Le champ prévu pour motiver la décision est resté entièrement vide.Champ « décision de la commission » du fichier officiel.

Ce que nous constatons

  • N'a pas dépassé 10 000 signatures. Le seuil de classement d'office varie selon la commission, et le fichier ne l'énonce pas pour cette pétition.
  • Le recueil des signatures court jusqu'au 19 juin 2029.

Texte de la pétition

À l'attention de l'Assemblée nationale,La loi du 19 juillet 1977 modifiée, qui encadre la publication et la diffusion de certains sondages d'opinion, se révèle aujourd'hui insuffisante face à la rapidité de l'information et à l'influence grandissante de ces enquêtes sur le comportement des électeurs. Cette pétition demande une réforme législative visant à imposer une transparence stricte aux instituts de sondage pour empêcher toute manipulation, volontaire ou systémique, de l'opinion publique.I. Les problématiques actuellesLa prolifération des enquêtes d'opinion pose plusieurs risques majeurs pour la démocratie : L'opacité des "redressements" : Les instituts appliquent des coefficients modificateurs aux réponses brutes pour constituer leurs résultats finaux. Ces algorithmes et critères de pondération relèvent du secret industriel, empêchant tout audit indépendant. La prophétie autoréalisatrice et le vote utile : Un sondage n'est pas seulement le thermomètre de l'opinion, il l'influence. La surreprésentation médiatique d'un candidat peut décourager l'électorat d'autres sensibilités ou forcer des comportements de "vote utile" par crainte, faussant la sincérité du scrutin. L'effacement des marges d'erreur : Dans le traitement médiatique, les résultats sont souvent présentés comme des prédictions exactes. Les marges d'erreur (souvent de l'ordre de 2 à 3 points) sont reléguées en petits caractères, transformant des égalités statistiques en victoires illusoires. Le biais de publication ("cherry-picking") : La législation actuelle n'encadre que les sondages publiés. Un commanditaire peut commander plusieurs enquêtes et choisir de dissimuler celles qui sont non concluantes, stables, ou qui contredisent sa ligne éditoriale, biaisant ainsi la perception globale de l'opinion. La logique purement commerciale du secteur : La mesure de l'opinion publique est aujourd'hui un monopole du secteur privé. Cette configuration soumet la réalisation des sondages à des impératifs de rentabilité, de réduction des coûts (échantillons plus petits, méthodes expéditives) et de sensationnalisme médiatique, ce qui compromet la neutralité scientifique.II. Exemples de modèles internationauxD'autres démocraties ont mis en place des garde-fous plus stricts dont la France devrait s'inspirer : Le Royaume-Uni (Transparence des données) : Le British Polling Council exige que ses membres publient l'intégralité des tableaux de données (data tables) et la méthodologie exacte sur leur site web dans un délai de 48 heures après la publication d'un sondage dans les médias, permettant aux statisticiens indépendants de vérifier les calculs. L'Italie et l'Espagne (Période de réserve) : Pour éviter la manipulation de dernière minute et l'effet d'entraînement (bandwagon effect), ces pays interdisent la publication de tout sondage respectivement 15 jours et 5 jours avant la date du scrutin. En France, cette interdiction se limite au week-end de l'élection.III. Mesures simples et claires proposéesPour restaurer la confiance des citoyens, la législation doit imposer les mesures suivantes : L'obligation de l'Open Data des sondages politiques : Imposer aux instituts de publier conjointement à chaque sondage politique les données brutes anonymisées, la taille de l'échantillon initial, ainsi que la matrice complète des formules de redressement utilisées. L'affichage contraignant des marges d'erreur : Rendre obligatoire, sous peine de sanctions financières, la mention vocale et visuelle explicite de la marge d'erreur à chaque citation de chiffres lors d'une diffusion télévisée, radiophonique ou dans un titre de presse. Le renforcement des pouvoirs de la Commission des sondages : Doter la Commission de la capacité d'infliger des amendes dissuasives (proportionnelles au chiffre d'affaires) aux instituts ou aux médias en cas de manquement méthodologique ou de publication trompeuse. L'allongement de la période de réserve : Interdire la publication, la diffusion et le commentaire de tout nouveau sondage électoral dans les 7 jours précédant le premier et le second tour d'une élection, afin de garantir aux citoyens un temps de réflexion soustrait à la pression sondagière. L'obligation de publication pour toute commande électorale : Imposer l'enregistrement préalable de toute commande de sondage politique auprès de la Commission des sondages. Si l'enquête est menée à son terme, exiger la publication publique d'au moins une synthèse des résultats, même si le commanditaire la juge "non concluante", afin de lutter contre la rétention d'informations à des fins de manipulation. La création d'un Institut public de l'opinion : Fonder un organisme public et indépendant (sur le modèle de l'INSEE), dont la mission sera de réaliser des enquêtes d'opinion d'intérêt général de manière transparente. Cet institut devra appliquer par défaut l'open data total sur ses méthodes et redressements, publier toutes ses enquêtes de manière exhaustive, et servira de standard méthodologique (étalon-or) de fiabilité et d'indépendance face aux acteurs privés.

Texte republié intégralement depuis le jeu de données ouvert des pétitions (Licence Ouverte 2.0). La pétition reste consultable sur la plateforme officielle de l'Assemblée nationale.

Données extraites du fichier officiel de data.gouv.fr, calculées le 12 oct. 2026. Notre méthode, nos règles et leurs limites sont détaillées sur la page méthodologie.