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Les pétitions · déposées en 2026 · n°6679

Mettons en place la taxe Zucman et investissons une part significative de la ressource dans l'action contre les mégafeux!

En cours de signature190 soutiensCommission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétairedéposée le 27 juil. 2026

La décision de la commission

Voici ce que le jeu de données ouvert de l'Assemblée nationale consacre au sort de cette pétition. Rien n'est reformulé ni résumé ; seules les apostrophes typographiques et les espaces multiples sont normalisés, pour que deux libellés identiques à l'œil ne comptent pas pour deux. Un champ vide est affiché vide.

Le champ prévu pour motiver la décision est resté entièrement vide.Champ « décision de la commission » du fichier officiel.

Ce que nous constatons

  • N'a pas dépassé 10 000 signatures. Le seuil de classement d'office varie selon la commission, et le fichier ne l'énonce pas pour cette pétition.
  • Le recueil des signatures court jusqu'au 19 juin 2029.

Texte de la pétition

Le mégafeux en cours en Gironde est lié au changement climatique et à l'extrême sécheresse qu'il favorise. Malgré l'émergence cette dernière décennie de ces phénomènes, l'équipement français de lutte contre les incendies reste très largement sous dimensionné, totalement inadapté à la puissance considérable de ces monstres. A titre d'illustration, sur la douzaine de canadairs acquis au début des années 1990, seul sept sont opérationnels actuellement.Face à la puissance inédite de ces feux et à leur capacité destructrice, la France devrait disposer d'une cinquantaine d'hydravions bombardiers d'eau basés dans les nombreux lacs adaptés à leur usage partout en France. Plus largement, l'ensemble du matériel terrestre et aérien doit être mis à niveau, de même que les effectifs, les rémunérations, les formations et l'équipement des personnels si dévoués à notre bien commun. Il n'est plus possible de rester aveugle face à l'évidence : les effets du changement climatique sont extrêmement violents, intenses, dangereux, couteux. Il faut donc adapter d'urgence les moyens à cette réalité. Ces moyens ne doivent pas être pris sur d'autres budgets tout aussi nécessaires. Il faut impérativement de nouvelles ressources financières si nous ne voulons pas que ces mégafeux ravagent d'autres territoires.Il est techniquement possible de financer rapidement ces investissements massifs et urgents. Pour favoriser l'équité entre tous les citoyens, l'économiste Gabriel Zucman a proposé qu'un impôt plancher de 2% sur le patrimoine des 1800 foyers les plus riches (plus de cent millions d'euros de patrimoine) soit mis en place. Cela amènerait ces ménages à un taux d'imposition proche de celui d'un employé, d'un ouvrier, d'un artisan, commerçant ou agriculteur. Une simple mesure égalitaire donc, sans même leur demander de contribuer davantage puisqu'ils ont infiniment plus de patrimoine et de revenu que la moyenne des ménages. Cette proposition a été rejetée en février 2026 par le gouvernement et une majorité de députés et sénateurs. Mais face à la réalité de la faiblesse des moyens d'action, il est urgent de débattre à nouveau de la faible imposition des ultra-riches. Ces mêmes ultra riches ont été nombreux, en revanche, à verser de leur propre chef des sommes considérables pour rénover Notre Dame après l'incendie dramatique qui l'a touchée. Il est temps que la loi leur impose de contribuer à l'action pour préserver nos forêts, notre agriculture, nos villes et villages, l'emploi et l'activité économique, l'habitat et les équipements publics, notre santé et l'avenir de notre jeunesse. Il n'est désormais plus question d'attendre leur bon vouloir, il est question de les contraindre à payer leur part dans l'effort indispensable. Cette pétition est lancée pour que l'assemblé nationale se réunisse en session extraordinaire et vote une loi d'urgence sécurité incendie/mégafeux, reposant sur deux piliers : D'une part, mettre en place la taxe Zucman, de façon que les plus riches ne puissent décider sur la base du seul volontariat des projets qu'ils vont financer. D'autre part, affecter une partie de ces ressources à la lutte contre les mégafeux et plus généralement contre les risques incendie et la violence des effets du changement climatique.Philippe Nikonoff Bordeaux

Texte republié intégralement depuis le jeu de données ouvert des pétitions (Licence Ouverte 2.0). La pétition reste consultable sur la plateforme officielle de l'Assemblée nationale.

Données extraites du fichier officiel de data.gouv.fr, calculées le 12 oct. 2026. Notre méthode, nos règles et leurs limites sont détaillées sur la page méthodologie.