Les pétitions · déposées en 2022 · n°695
Impact écologique de nos pratiques funéraires : Légalisons l'humusation !
La décision de la commission
Voici ce que le jeu de données ouvert de l'Assemblée nationale consacre au sort de cette pétition. Rien n'est reformulé ni résumé ; seules les apostrophes typographiques et les espaces multiples sont normalisés, pour que deux libellés identiques à l'œil ne comptent pas pour deux. Un champ vide est affiché vide.
Le champ prévu pour motiver la décision est resté entièrement vide.Champ « décision de la commission » du fichier officiel.
Ce que nous constatons
- Le champ de décision du fichier est vide : le fichier ne donne pas de motif.
- N'a pas dépassé 10 000 signatures. Le seuil de classement d'office varie selon la commission, et le fichier ne l'énonce pas pour cette pétition.
- Le recueil des signatures est terminé depuis le 21 juin 2022.
- Le recueil s'est arrêté le même jour que des centaines d'autres pétitions, et non à une échéance qui lui soit propre. Nous constatons ce regroupement sans en affirmer la cause.
Classée sans décision publiée. Le jeu de données officiel prévoit un champ pour motiver le classement d'une pétition : pour celle-ci, il est resté vide. Nous constatons une absence, nous n'en déduisons rien — nous ignorons si une décision a été prise sans être rendue publique, ou si aucune ne l'a été. Voir toutes les pétitions concernées.
Texte de la pétition
Notre planète a plus que jamais besoin d'actions concrètes pour résorber les problèmes environnementaux liés aux activités humaines et enrayer le dérèglement climatique.Vous n'êtes certainement pas sans ignorer l'impact écologique de nos pratiques funéraires, que sont l'inhumation et la crémation, les deux seuls modes autorisés, à ce jour, en France.Or, une solution existe, une alternative écologique qui ne demande qu'à être légalisée. Elle s'appelle « humusation », c'est-à-dire la transformation du corps de nos défunts en humus.Bien évidemment ce nouveau mode de sépulture a besoin d'être validé scientifiquement afin d'établir qu'il n'existe pas de risques sanitaires et d'être rigoureusement réglementé.Nous demandons l'autorisation de pouvoir expérimenter l'humusation préalablement sur des animaux de ferme ou de compagnie qui viendraient à mourir. Une collaboration entre expérimentateurs et scientifiques sera menée pour démontrer la faisabilité et l'innocuité du procédé. Tout peut démarrer très vite.Un nombre croissant de citoyens, conscients de l'urgence des mesures à prendre concrètement en faveur de la nature, de l'environnement et de la planète, réclament pour eux-mêmes cette liberté de choix funéraire, pour rester cohérents avec leurs valeurs profondes, y compris au-delà de la mort.Une pétition que j'ai lancée en septembre 2020 a recueilli à ce jour plus de 25.000 signatures et nous sommes certains que beaucoup d'autres personnes souhaiteront pouvoir en bénéficier, lorsqu'elles auront eu connaissance de cette possibilité, l'humusation étant encore trop peu connue du grand public.Certains d'entre nous, tellement convaincus de son bien fondé, sommes prêts à donner notre corps à l'humusation, le moment venu, pour qu'il serve à démontrer tous ses avantages, comme cela, a été le cas, aux Etat-Unis, avec 6 volontaires, où un procédé accéléré visant à transformer le corps en humus, appelé réduction organique naturelle, légèrement différent de celui que nous demandons, a été légalisé en 2019 dans l'État de Washington, avant d'être suivi par deux autres Etats (Oregon et Colorado). Nul doute que de nouveaux Etats adopteront ce procédé prochainement.En 2018, en Europe, le terme « humusation » a été inscrit dans la législation funéraire belge dans la région de Bruxelles-Capitale. Ce procédé est le mode de sépulture que nous souhaitons voir légaliser car il est entièrement naturel. En France, l'humusation a été inscrite à l'étude dans l'un des groupes de travail du CNOF (Conseil National des Opérations funéraires) dédié aux nouveaux modes de sépulture. Un rapport doit être rendu prochainement.Non seulement, il existe une demande citoyenne, mais également une demande de la part des collectivités qui accueillent très favorablement le concept d'humusation car les élus locaux sont les premiers concernés par les problèmes posés par les cimetières et les crématoriums.Et la légalisation de l'humusation a même été portée tout récemment, le 17/12/21, par une députée de l'Isère, Madame Elodie Laforge-Jacquier, qui a proposé un amendement afin d'ouvrir la possibilité de recourir à l'humusation, lorsqu'un défunt en a exprimé la volonté de son vivant.Les choses bougent, mais pas suffisamment rapidement. L'amendement a été rejeté, mais la volonté est là, à tous les niveaux.Nous n'imposons rien à ceux qui ne le souhaitent pas. Nous désirons seulement, nous-mêmes, être libres d'opter pour cette alternative écologique, qui est empreinte d'une grande douceur et d'un immense respect pour le corps du défunt. Cette méthode permet également à la famille et aux proches de faire leur deuil progressivement.Se pencher sur cette question, c'est aussi faire évoluer notre rapport à la mort pour l'apprivoiser et faire en sorte que notre départ ou celui de l'être cher se fasse de manière apaisée et en harmonie avec la nature, au-delà des contraintes culturelles.Désirer l'humusation, c'est donner un sens à sa mort et rendre à notre chère Terre ce qu'elle nous a si généreusement offert tout au long de notre vie.Nous n'attendons plus qu'une chose : que le législateur inscrive l'humusation dans la réglementation funéraire, aux côtés de l'inhumation et de la crémation, car l'humusation est une évidence, une nécessité et une priorité pour beaucoup d'entre nous !Au nom de tous les sympathisants de l'humusation, et afin de prendre soin de notre bien le plus précieux, la Terre, nous vous remercions de légiférer au plus vite.Présidente HUMUSATION France
Texte republié intégralement depuis le jeu de données ouvert des pétitions (Licence Ouverte 2.0). La pétition reste consultable sur la plateforme officielle de l'Assemblée nationale.
Données extraites du fichier officiel de data.gouv.fr, calculées le 12 oct. 2026. Notre méthode, nos règles et leurs limites sont détaillées sur la page méthodologie.