Les pétitions · déposées en 2026 · n°7231
Interdiction des armes mutilantes et des techniques d'immobilisation létales dans les manifestations lycéennes
La décision de la commission
Voici ce que le jeu de données ouvert de l'Assemblée nationale consacre au sort de cette pétition. Rien n'est reformulé ni résumé ; seules les apostrophes typographiques et les espaces multiples sont normalisés, pour que deux libellés identiques à l'œil ne comptent pas pour deux. Un champ vide est affiché vide.
Le champ prévu pour motiver la décision est resté entièrement vide.Champ « décision de la commission » du fichier officiel.
Ce que nous constatons
- A dépassé 10 000 signatures. Le seuil de classement d'office varie selon la commission, et le fichier ne l'énonce pas pour cette pétition.
- Le recueil des signatures court jusqu'au 19 juin 2029.
Texte de la pétition
Professeur et parent d'un lycéen, je suis alarmé par les techniques de "maintien de l'ordre" déployées face au mouvement lycéen.Les revendications des lycéennes et lycéens pour avoir le droit d'étudier dans des conditions dignes sont parfaitement légitimes, après tant d'années de casse du service public d'éducation et alors que le projet de budget 2027 prévoit de poursuivre la coupe des moyens budgétaires des services publics.Face à cela, la réponse du gouvernement est de criminaliser nos élèves, nos enfants. Le ministre de l'intérieur Laurent Nunez l'a dit on ne peut plus clairement : "On a oublié qu'ils sont lycéens, ce sont tout simplement des voyous, des délinquants."Ce discours légitime une réponse sécuritaire totalement disproportionnée : interpellations massives et violentes (étranglements, projections au sol), tir de grenade lacrymogène à bout portant, tir de LBD y compris au visage, voitures qui foncent dans la foule, policier·es surarmé·es faisant un usage massif de gaz et de coups... Laurent Nunez assume d'ailleurs ne donner "aucune consigne de retenue et aucune consigne de ne pas utiliser tout l'armement intermédiaire à disposition". Nous demandons aux parlementaires de voter une loi qui interdise l'utilisation de techniques et d'armes totalement inappropriées dans des manifestations de lycéens, dont l'immense majorité sont des mineurs.Cela passe notamment par l'interdiction des gestes d'immobilisation à risque d'asphyxie : plaquage ventral (maintien au sol sur le ventre avec compression thoracique), clés d'étranglement (prises au cou bloquant la respiration ou la circulation sanguine), pliage corporel (compression du buste vers les genoux). Cela passe aussi par le retrait des armes mutilantes comme les LBD 40, les grenades explosives et de désencerclement (GM2L, DMP provoquant arrachements et éclats aléatoires), les pistolets à impulsion électrique (Taser).Rappelons que, dans le cadre de précédents mouvements sociaux en France, la commissaire aux droits de l'Homme du Conseil de l'Europe a appelé la France à revoir "au plus vite" la doctrine d'emploi des armes intermédiaires et demandé l'arrêt de l'usage des LBD afin de garantir le respect des droits fondamentaux. L'ONU a déclaré sa préoccupation vis-à-vis des restrictions graves aux droits et de l'usage disproportionné de la force par les autorités françaises.Nous ne pouvons pas attendre que de nouveaux drames se produisent et qu'un ou une jeune décède comme ce fut le cas pour Malik Oussekine. Il est urgent de protéger nos enfants, nos élèves et leur droit à manifester et à exprimer leurs revendications.
Texte republié intégralement depuis le jeu de données ouvert des pétitions (Licence Ouverte 2.0). La pétition reste consultable sur la plateforme officielle de l'Assemblée nationale.
Données extraites du fichier officiel de data.gouv.fr, calculées le 12 oct. 2026. Notre méthode, nos règles et leurs limites sont détaillées sur la page méthodologie.