Les pétitions · déposées en 2026 · n°7391
Responsabilité routière, engagement citoyen : Pour le droit de vote à 16 ans !
La décision de la commission
Voici ce que le jeu de données ouvert de l'Assemblée nationale consacre au sort de cette pétition. Rien n'est reformulé ni résumé ; seules les apostrophes typographiques et les espaces multiples sont normalisés, pour que deux libellés identiques à l'œil ne comptent pas pour deux. Un champ vide est affiché vide.
Le champ prévu pour motiver la décision est resté entièrement vide.Champ « décision de la commission » du fichier officiel.
Ce que nous constatons
- N'a pas dépassé 10 000 signatures. Le seuil de classement d'office varie selon la commission, et le fichier ne l'énonce pas pour cette pétition.
- Le recueil des signatures court jusqu'au 19 juin 2029.
Texte de la pétition
Face à la fracture sociale qu'engendre le permis en autonomie dès 17 ans et face à l'immense mobilisation de la jeunesse dans la rue, ce texte réclame l'abaissement du droit de vote à 16 ans. Alors que les jeunes assument déjà des responsabilités pénales et routières majeures, cette réforme démocratique d'urgence est techniquement simple et immédiate grâce aux bases de données du recensement citoyen déjà existantes.À l'attention de Mesdames et Messieurs les Députés,Notre modèle démocratique souffre d'une incohérence flagrante dans la confiance qu'il accorde à sa jeunesse. Aujourd'hui, la loi reconnaît qu'un jeune de 17 ans possède la maturité nécessaire pour obtenir son permis de conduire de catégorie B et circuler en totale autonomie sur les routes, engageant sa responsabilité juridique, pénale et la vie d'autrui. Dès 14 ans, des milliers de mineurs conduisent des voitures sans permis dans l'espace public. Pourtant, ces mêmes citoyens se voient refuser le droit d'exprimer leur voix dans les urnes pour choisir les lois qui régissent leur propre avenir.Ce décalage engendre une injustice sociale criante. L'accès à la mobilité précoce (coût du permis, achat et entretien d'un véhicule) est un privilège financier que bon nombre de jeunes issus de milieux populaires ne peuvent pas s'offrir. L'État conditionne ainsi l'autonomie des mineurs à la richesse de leurs parents. Donner le droit de vote dès 16 ans, c'est offrir une égalité d'expression politique universelle et gratuite à tous les jeunes, indépendamment de leurs moyens financiers.Cette urgence démocratique éclate aujourd'hui au grand jour. Le puissant mouvement lycéen et étudiant en cours prouve que la jeunesse ne se désintéresse pas de la politique : elle est en première ligne face à la précarité, au coût de la vie et à l'avenir de notre société. Les jeunes investissent la rue et les réseaux parce que les portes des bureaux de vote leur sont fermées.Il est temps de passer de la défiance à la reconnaissance. Si la jeunesse est assez responsable pour assumer les risques de la route et porter le débat social dans l'espace public, elle est assez mûre pour voter. Nous demandons l'abaissement du droit de vote à 16 ans pour toutes les élections nationales et locales.Une réforme simple, immédiate et sans coût administratif. L'objection logistique n'a pas lieu d'être : abaisser le droit de vote à 16 ans ne demande aucune création de fichier ni démarche administrative complexe pour les communes. La mise en œuvre technique repose sur des outils existants. Premièrement, l'inscription d'office automatisée : Chaque jeune Français effectue obligatoirement son recensement citoyen à la mairie dans les trois mois qui suivent son 16e anniversaire. Deuxièmement, la bascule du répertoire de l'INSEE : Les données d'état civil et d'adresse des mineurs de 16 et 17 ans sont déjà collectées et centralisées. Il suffirait d'une modification législative pour avancer cette inscription automatique à l'âge de 16 ans dans le Répertoire Électoral Unique (REU) géré par l'INSEE.Rien ne s'oppose techniquement à ce que la jeunesse vote dès demain. La logistique est prête, il ne manque que la volonté politique.Pour une démocratie vivante et inclusive,Les citoyens engagés.
Texte republié intégralement depuis le jeu de données ouvert des pétitions (Licence Ouverte 2.0). La pétition reste consultable sur la plateforme officielle de l'Assemblée nationale.
Données extraites du fichier officiel de data.gouv.fr, calculées le 26 oct. 2026. Notre méthode, nos règles et leurs limites sont détaillées sur la page méthodologie.